‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 27 sur 200 · LES FÉDÉRÉS · texte numérisé non relu

LES FÉDÉRÉS

par Hérault-SécheUeSj avail proclamé la patrie en danger, et son décrel était affiché les 22 et 23 du môme mois.

uCes deux jours-là, dit M. Mortimer-Ternaux l, à six heures du matin le canon d'alarme du parc d'artillerie établi sur Le pont Neuf annonça par une salve de trois coups la sinistre proclamation; toute la journée, il ne cessa de retentir d'heure en heure. Pendant ce temps, le rappel était battu dans tous les quartiers et deux cortèges officiels parcouraient la ville.

(( En tête de chaque cortège marchait un détachement de cavalerie avec trompettes, tambours, corps de musique et six pièces de canon. Puis apparaissaient à cheval douze officiers municipaux; derrière eux était déployée une bannière tricolore sur laquelle étaient inscrits ces mots : « Citoyens, la patrie est en danger ! »

(( Au milieu des places, dans les carrefours, sur des amphithéâtres préparés d'avance, se dressaient des tentes ornées de banderoles tricolores et de couronnes de chêne ; une planche, posée sur des caisses de tambour, était destinée à servir de bureau pour l'inscription des volontaires. En arrivant à chacun des endroits désignés, le cortège s'arrêtait, le drapeau tricolore était agité, les tambours exécutaient un roulement; un officier municipal lisait l'acte du corps législatif. Le gros du cortège reprenait ensuite sa marche, laissant les gardes nationaux de l'arrondissement déposer

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