‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 31 sur 200 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ARRESTATION DES PRÊTRES ET LEUR INCARCÉRATION DANS L'ÉGLISE DES CARMES.

Atti tmle de la Commune de Paris après le 10 août. — Ordres donné? aux sections. — Arrestation des prêtres à Paris. — L'archevêque d'Arles, et les évoques de Saintes et de Beauvais. — Les Clercs de la paroisse Saiut-Sulpice. — Arrestations à Issy et à Vaugirard. — Les prêtres arrêtés soat conduits dans l'église des Carmes. — Mauvais traitements qu'ils y endurent. — Décret concernant la déportation des ecclésiastiques. — Visite de Manuel aux Carmes. — Les prisonniers ont conscience du sort qui les attend. — Ils persistent à refuser le serment.

Une fois la royauté renversée, la fureur populaire se tourna surtout contre les prêtres qui n'avaient point voulu prêter serment. Dès le 10 août 1792, l'Assemblée nationale, au plus fort de l'insurrection, avait autorisé Gensonné, son président, à nommer des commissaires chargés d'aller partout inviter le peuple « à prendre lui-même les mesures nécessaires pour que les crimes fussent frappés du glaive de la loi *. » De son côté le conseil général de la Commune de Paris lançait le 11 août une proclamation contenant le passage qui suit : « Peuple souverain, suspends ta vengeance, la

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