Moniteur du 10 QOT
ARRESTATION DBS URÈTRES
d'examiner et déjuger sous leur responsabilité les citoyens arrêtés la nuit précédente '. »
Enfin, le lendemain 31, Talliense rendait à l'Assemblée nationale, et au nom d'une députation de la Commune, il s'exprimait ainsi :
« -Nous avons fait arrêter des conspirateurs et nous les avons mis entre les mains des tribunaux pour leur salut et pour celui de l'État... Nous avons fait arrêter les prêtres perturbateurs ; ils sont enfermés dans une maison particulière, et sous peu de jours le sol de la liberté sera purgé de leur présence 2. »
« Personne, dit M. Michelet, ne doutait des massacres 3. » Robespierre, Tallien, Danton, Fabre d'Églantine et l'abbé Fauchet avaient, dès le 31 août, usé de leur influence pour obtenir la mise en liberté de détenus auxquels ils s'intéressaient.
Parmi ces détenus se trouvait l'abbé Bérardier, ancien principal du collège Louis-le-Grand, où Robespierre avait fait d'excellentes études 4.
1. Procès-verbaux de lu Commune de Paris, séance du 30 août, 1792.