PROCÈS-VERBAL CONCERNANT LE MÊME ABBÉ GUYARD
Le mardi quatorze août 1792, l'an quatrième de la liberté, cinq heures et demie du matin, a été amené à l'assemblée générale le nommé Charles-Antoine Guyard, prêtre chapelain des Dames de la Miséricorde, âgé de 37 ans, rue du Vieux- Colombier, académie de Vandeuil, maison de M. Fournier, ancien vicaire au liourg-la-Reine, ayant quitté cette place pour être chapelain aux Dames de la Miséricorde, place qu'il a\ait avant la révolution, Lequel n'a pas prêté serment.
M. Jourdain a été chargé par L'assemblée défaire perquisition dans sa chambre, où il n'a rien trouvé. Mais attendu qu'il n'a [>as prêté le serment, l'assemblée l'a regardé comme une personne suspecte, et comme telle a décidé que, conformément à son arrêté qui porte que toute personne dénoncée comme suspecte serait détenue provisoirement, ledit Cuyard serait conduit au couvent des Carmes pour y être détenu jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné.
Ainsi signé : Ceyrat, président, Leclerc, secrétaire.
PROCÈS-VERBAL d'âBBESTATION DE l'àBBÉ I.EFÈVRE.
Ce mardi quatorze août 1792, l'an quatrième de la liberté, six heures du matin, le nommé Olivier Lefèvre, prêtre, âgé de soixante-quatre ans, demeurant en la maison des Dames de la Miséricorde depuis dix ans, et y disant la messe, a été conduit à l'assemblée générale, qui a nommé pour commissaire, à l'effet de faire perquisition chez le sieur Lefèvre, M. Gerbet, lequel n'a rien trouvé dans ses papiers ; mais son civisme étant connu, l'assemblée l'a regardé comme personne suspecte, et comme telle a ordonné qu'il serait conduit sous bonne et sûre garde au couvent des Carmes.
Ainsi signé : Ceyrat, président, et Leclerc, secrétaire.