‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 62 sur 200 · NHUMATION DES PRÊTRES MASSACRÉS · texte numérisé non relu

NHUMATION DES PRÊTRES MASSACRÉS

D'autres attendirent la nuit, et se faisant passer pour des commissaires de la section, envahirent les maisons qu'habitaient les malheureux prêtres avant leur arrestation, et firent main-basse sur tout ce que renfermaient les meubles.

Le vol après l'assassinat ! rien ne manquait donc à cet horrible drame ; témoin le procès-verbal suivant :

L'an mil sepl cent quatre-vingt douze, le premier de la République, le sepl tm\ enibre après-midi, est comparu devant nous, commissaires de la section du Luxembourg, le citoyen Jacques Hennechard, tenant l'hôtel de Provence garni, rue des Fossoyeurs, n° 10721, lequel nous a déclaré que dans la

dans un corridor. Aussitôt je sautai sur lui avec la bayonnette au bout du fusil et je lui dis: « Scélérat, tu mériterais que je t'en fasse autant: « tu viens d'assassiner des malheureux pour/e.? voler! » Je lui arrachai des mains un portefeuille et ce qu'il avait pris à sa victime. Aussitôt j'ai voulu le remettre à un membre du comité civil qui était là et qui n'en a pas voulu. Aussitôt j'ai sorti des Carmes et j'ai été déposer au comité civil de la section tout ce que j'avais. »

{Archive* du palais de justice, greffe de la Cour impériale.) A l'appui de cette déposition le sieur Mayeur a produit une pièce ainsi conçue :

« Du 2 septembre 1792.

« Effets remis par le sieur Mayeur, rue du Four-Saint-Germain, n° 166. « Les sommes et effets suivants: six louis en or, dont deux doubles et deux simples, en métal monnayé, 21 sols 9 deniers, un portefeuille contenant quarante-quatre billets de chacun 5 livres, deux assignats de chacun 50 livres, deux billets de secours de chacun 2S fr., un assignat de 60 livres.

« Au comité, le 2 septembre 1792.

« Signé : Dei.age et Lejeune. »

1. On peut être étonné de voir les numéros élevés que portaient alors les maisons et qui ne sont pas en proportion avec la dimension des rues. C'est qu'à cette époque le système de numérotage des maisons de Paris était différent de celui qui fut adopté depuis.

On distinguait les maisons par des numéros d'ordre qui correspondaient avec ceux des registres destinés à la perception des droits de

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