INHUMATION DES PRÊTRE? MASSACRÉS
nuil du deux au trois septembre dernier, vers deux heures, >i\ particuliers, dont doux ou trois armés tir piques, et deux de fusils, sont venus chez lui se disant commissaires de la section; que ces particuliers l'ont sommé de leur ouvrir les portes de la chambre qu'occupaient l'abbé Landry et autres prêtres détenus aux Carmes ; que la porte «nu cric, et ne pouvant leur donner les clefs d'une commode dont ils voulaient avoir l'ouverture, l'un d'eux essaya de lever le dessus de ladite commode avec une bayonnette; mais n'en pouvanl venir à bout, un autre alla chercher un ciseau et un marteau avec lesquels ils ont levé le dessus de la commode et l'ont même brisé; ils ont trouvé dans un tiroir une somme de trois cent soixante-six livres et quelques sols qu'ils ont emporté, après avoir rédigé un procès-verbal dont il ne lui a été donné aucune lecture.
De laquelle déclaration ledit Hennechard nous a requis acte à. lui octroyé et a signé.
Sig?ié, Hennechard.
Le citoyen Mlaise a déclaré et a attesté qu'il n'a eu aucunement en main les trois cents et tant de livres qui ont été sortis de la commode, hôtel de Provence.
Signé, Lejeune, Jocrdain,
(iiÉRix, secrétaire greffier '.
Cependant tant de cadavres épars dans un même endroit devenaient un embarras sérieux, et un danger au point de vue de la salubrité, surtout en présence des
voirie, en sorte que dans une même rue les numéros des maisons pouvaient varier à l'infini, suivant la date des constructions. L'hôtel de Provence, dont il est question dans ce procès-verbal, a porté plus tard le n° 12 de la rue Servandoni, et devait être situé au coin de la rue du Canivet.
1. Archives de la préfecture de police. Procès-verbal de la section du Luxembourg.