‹ Le couvent de Carmes et le séminaire de Saint-Sulpice pendant la TerreurChapitre 71 sur 200 · Martyrs de la foi, par l'abbé Guillon, t. II, p · texte numérisé non relu

Martyrs de la foi, par l'abbé Guillon, t. II, p

2. Lettre écrite le 27 novembre 1842, pu- H. l'abbé de Montfleury.

(Documents i>urtic"liers.)

174 PRÊTRES ÉCn.VPPÉS .VU MASSACRE.

a m'ouvre la porte de votre maison ! » La porte est ouverte, et à l'instant il court dans la rue pour se sauver; mais rtant suis chapeau, il fut reconnu aussitôt par ceux qui étaient dans la rue, et ceux-ci, craignant peutêtre d'être accusés eux-mêmes s'ils ne le dénonçaient, voulaient le reconduire aux Carmes. M. de Montfleury s'échappe de leurs mains et se jette fort à propos dans une voiture qui le sauve ' . »

M. de Rest, clerc de la paroisse Saint-Sulpice, se sauva en escaladant un des murs du fond. « Il grimpa contre un treillage qui, heureusement pour lui, se rompit sous ses pieds à l'instant même où une balle allait l'atteindre. Prompt et leste, il remonte aussitôt, franchit le mur et tombe dans le jardin des Dames du Cherche-Midi 2. Là il trouve un bourreau plus barbare encore que les massacreurs des Carmes. C'est le jardinier même qui, de sang-froid, la faux à la main, attend les prêtres qui viendront se jeter dans son jardin. Il s'approche de M. de Rest, et il l'eût horriblement massacré si la femme et les enfants de ce jardinier ne se fussent jetés devant la faux et ne l'eussent arraché des mains de ce monstre 3. »

) . Relation inédite de M. de Courtade.

(Documents particuliers.)

2. 11 doit y avoir là une confusion. Le jardin des religieuses du Cherche-Midi ne tenait au couvent des Carmes que dans une petite étendue du côté de l'hôtel de Toulouse. Il est donc probable qu'il s'agit ici du jardin du couvent des Filles du Saint-Sacrement, qui n'était séparé de celui des Carmes que par îe grand mur du fond, existant encore-

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