Viai.au, prêtre
ii. Vigoureux (Ambroise), clerc tonsuré {.
1. La mise en liberté de M. Vigoureux était demandée dès le 14 août par plusieurs personnes qui avaient écrit à Pétion la lettre suivante:
« Le 14 août 1792 « Monsieur, «Je vous prie de vouloir bien ordonner l'élargissement légal du nommé Ambroise Vigoureux, simple tonsuré, âgé de 21 ans, étudiant, de la jeunesse duquel j'ai pris soin, vrai bon patriote, et ayant monté si garde 'lui- l'occasion. On l'a arrêté devant Saint-Sulpice, et conduit aux Carmes, où il est prisonnier.
« J'espère que, réclamé par moi, ancien marchand, et les soussignés, vous vous ferez un plaisir d'accélérer son dit élargissement.
«J'ai l'honneur d'être respectueusement, monsieur, votre trèshumble serviteur.
« Signé : Bannière, « rue du 1 mbourg-Saint-Jacques, n° 218.
« André-Charles Dimoc père, « auteur du Livre des Causes révolutionnaires, annoncé à M. Pétiou, « qui l'a honoré de sa souscription.
« COMBADLT, FAVRE, FONTAINE. ))
« A M. Pétion, maire de Paris. »
phocàs-vehbax de i. interrogatoire subi pau l'abbé allais hp. l'épine, le 3 septembre 1702 *.
Aujourd'huy lundy troix septembre 1792, l'an quatrième de la liberté el le premier de l'égallité,
En vertu de la commission à nous donnée hier el aujourd'hui par l'Assemblée Lrénéralle de la section du Luxembour, nou soussignés commissaire, avons prosédé à l'interogatoire du sieur Allais de Lépine ainsi qu'il suit :
Interogé de ses noms, âge, calité, procession et demeure,
A répondu s'appeller Jean-Baptiste-Francois Allais de l'Épine, âgé de soixante-deux ans, prêtre du diocèse de Baveux en Calvados; entrée à vingt-cinq ans aux Fudiste, ou il est resté huit ans; qu'après ce temp il s'est rendu à paris avec deux de ses frères (qui ne vivent plus); que sans aucun dessein d'ettre curé il a été vicaire en différents lieux l'espace de dix-huit ans, qui se terminent en mil sept cent quatrevingt, année ou il entrée dans la maison de Saint-François de Salle à Issis.
A lui demandé qui lui a procuré cette place à Issis,
A répondu qu'il la devoit à feu M. de Beaumont, alors archevêque de Paris, lequel étoit le maître de ses places.
Interrogé qu'elles étaient ses fonctions en cette place,
A répondu quatendu son tremblement il n'y disoit point la messe ny ne confessoit, ny ne prêchoit.
A luy demandé combien de temps il a été remfermé aux Carmes, ou il nous a déclaré avoir été transféré de l'Assemblée générale de la section ou il fut d'abord amenés avec plusieurs autres ecclésiastique,
A répondu que demain il y aura trois semaines qu'il a été remfermé aux Carmes.
1. Nous avons copié ce procès-verbal aux Archives de la préfecture de police, sans rien changer à l'orthographe qui s'y trouve.
A 1 ii y demandé s'il a fait le serment touchant la Constitution civile du clergé ou toutes autres sermens comme citoyens,
A répondu n'en avoir t'ail aucun parce que l'on n'en a point exigé de luy.
A luy demandé quelles sont ses sentiments touchant la révolution,
A répondu qu'il en a été contenl ; que pour l'avoir déclarée dans la maison OU il élail à issy, il s'y est fait quelques ennuis et qu'il désire que celle révolution s'accomplisse.
A luy demandé s'il n'a aucune relation directe ou indirecte soil avec l'ex-archevôque de Paris (M. Juigné), soit avec ses grands vicaires ou avec des ecclésiastiques du séminaire de Saint-Sulpice se trouvant à Issy,
A répondu n'avoir eu aucune relation avec ses personnes-là.
Lecture à luy faite du présent interogatoire a déclaré que ses réponses étoit véritable, y persisté, et qu'il signeroit autant que son tremblement de main le luy permet le présent interogatoire avec nous. Trois mois effacés comme nuls. Fait et achevé à une heure après midy dans une des salles du grand séminaire de Saint-Sulpice à Paris, les jours, mois et an cy-dessus mentionnes.
Signé, Lohier, Eloy, Nersme et Allais de Lépixe.