CHAPITRE IX
LA COMMISE liE PARIS ET LES MASSACRES DE SEPTEMBRE
Attitude de la section du Luxembourg pendant le massacre des Carmes. — Circulaire de la Commune de Paris. — Opinion de Tallien sur les massacres de septembre. — Elle est démentie par Pétion, Collotd'Herbois et Lanjuinais.
Quand on lit les détails qui précèdent, quand on voit, notamment, qu'il a suffi de l'influence de quelques personnes isolées pour sauver un certain nombre de prêtres voués à la mort, on se demande comment il se fait que tout le quartier du Luxembourg ne se soit pas soulevé pour empêcher de pareilles horreurs, et comment la garde nationale, surtout, elle dont la mission est d'assurer la tranquillité publique, n'a pas opposé à cette bande d'énergumènes, sinon sa force physique, du moins son autorité morale?
Or, indépendamment du poste qui était au séminaire Saint-Sulpice, il y avait dans le Luxembourg un grand nombre de gardes nationaux , et pas u n d'eux ne bougea ' .
1. «J'ai vu, dit Mercier, trois cents hommes armés faisant l'exercice dans le jardin du Luxembourg, à deux cents pas des piètres que l'on massacrait dans la cour des Carmes; direz-vous qu'ils seraient restés immobiles si on leur eût donné l'ordre de marcher contre les assassins ?» (Le nouveau Paris, t. I", p. 98.)