AOUT
Le premier, fondation de Jean Pineau, curé de Saint-Benoit de Sens, on doit chanter, immédiatement après diner, sur sa tombe placée devant la porte qui conduit du cloître à l'église, un Libéra et un De profanais et à la fin dire ces trois collectes : Deusqui inter apostolicos sacerdotesfamnlum iaum Joannem; Dens qui nos patrem et matrem, etc.; Fidelium Deus, etc. Les treize prêtres, suivant l'accort fait en-
(1) Héracle Prévost, bourgeois de Sens, morl en 1507, voj'. inscriplioii p. 95.
(2) Jacques Leclerc, chapelier à Sens, mort en 1582. Voy. inscription p. 97.
tr'eux et Fr. Rossignol, mon prédécesseur, payent pour ce 2 livres.
Le quatre, pour la solennité du recouvrement de la Coupe on fait, de grand matin, une procession générale où nous assistons. Il faut tendre des toiles devant chez nous, c'est la blanchisseuse qui les prête. MM. du Chapitre nous donnent gratuitement 2 cierges à la procession pourveu que nous conduisions 2 choristes à la procession portant chacun un chandelier, un pour les recevoir. Donnent, outre ce, 12 pains de Chapitre et autant de bouteilles de vin en fournissant les bouteilles qu'il faut avoir soin de faire porter par celuy qui va chercher ledit pain et vin. Ils ne donnent rien si on n'assiste pas à la procession. '
Le quatorze, obit au grand autel fondé par pieuse damoiselle Marguerite Delamarre (1) de très digne mémoire, laquelle nous fit légataires universels de tous ses biens par son testament et qui, de son vivant, avoit déjà fondé cet obit avec celui du 1«'' septembre pour le repos de l'ûrae de ses pèj-e et mère. On doit aujonrd'huy, à la fin de la messe, chanter l'antienne : Magne pater 5'" Dominice, etc., et ensuite le Libéra autour du poêle mortuaire qui doit être mis sur sa fosse avec luminaire. Ce service est pour le repos de l'âme de sa mère qui est décédée ledit jour. M. Lallemant paye pour cet obit et pour celui du loi' sept. 30 livres faisant partie de la rente qu'il nous fait de 95 livres. Outre ce, pour satisfaire au Stabat des lundis et aux messes basses du rosaire qu'elle a fondées tous les jeudis de l'année, auquel jour de jeudi elle décéda, nous jouissons encore de plusieurs rentes provenant de ses bienfaits ; une de 25 livres, une de 20 livres, une de 40 livres, une de 8 livres, une de 1 livre 16 s. ce qui en tout, sans y comprendre ce qui est perdu ou qui n'est point venu à ma connaissance, monte à la somme de 124 livres 16 s.
Le quinze, anniversaire de trois grandes messes, l'une du S' Esprit, l'autre de la Vierge et la troisième des Morts. La
(1) Marguerite de la Mare, voy. plus haut p. ôl et p. 11-1.
veille faire sonner, parer l'autel et dire vigiles à trois leçons. Cet anniversaire avec celiiy du 15 mars et les messes basses des premiers mardis de chaque mois fondé par Paul et Anne Jouin, sa femme, pour le repos de leurs Ames. M. Jouin paye pour ce 20 livres.
Ce même jour, il y a procession générale sur le soir pour le vœu du roi.
Le vingt-sept, quatre messes basses de Requiem à l'autel de S^e Rose, tondées par Jeanne Dumondé pour le repos de son âme et de celles de ses père, mère et mari. Il faut parer l'autel, mettre le poêle mortuaire, fournir luminaire, 2 cierges à l'autel et 2 au poêle, et avertir M. Dumondé ou plus proches parents héritiers. Hubert Petit paye pour ce 5 livres.