‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 108 sur 172 · LIVRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIÈME

Seront un peu confus, que leurs grands rameaux verts N'aient pas autant de sève et d'éclat que vos vers. Nous ne trouverez pas, derrière notre herse, Tous nos amis d'hiver, que le pnntemps disperse : Le Phidias de l'ode, Hugo, dont le burin Gisèle avec des mots des bas-reliefs d'airain; Notre Homère tribun, qui, comme Michel- Ange, Semble avoir au cerveau quatre âmes de rechange ; Guiraud, dont Vilmartin aime à cacher les jours. Ou l'épique Soumet, qui me promet toujours, Et ne tiendra, je crois, parole qu'à la gloire; Mais vous verrez ici, noms chers à ma mémoire, Hervé, par la justice aux muses disputé.

Poète conmie nous, quoiqu'il soit député, Et Deschamps, dont l'esprit, toujours prêt à la lutte. Vous décoche, en jouant, vingt bons mots par minute. Qui, chéri des salons bien qu'il en soit le roi. Excepté qu'il vous aime , a tout dit mieux que moi. Pour faire les honneurs de mon cloître champêtre. De ce temple, après moi^ je le nomme grand prêtre : Et si j'étais, un jour, pour retenir vos pas, A court d'un Te Deum, vous n'y perdriez pas ; Il est de vers choisis un vivant reliquaire, Et l'évêque du Val ne vaut pas son vicaire.

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