‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 11 sur 172 · LE SOLEIL COUCHANT · texte numérisé non relu

LE SOLEIL COUCHANT

Phénix étincelant, dont la prunelle d'or, En voilant ses éclairs, nous éblouit encor, Voyez- vous le soleil, conjurant les orages.

Se dresser, pour mourir, son bûcher de nuages; Et, nous jetant de loin ses rayons pour adieux, En paraissant tomber, s'enfoncer dans les cieux? Éteint pour un pays, sur un autre il se lève : Même à nos yeux sa mort, sa chute n'est qu'un rêve. Recueillez cette image en vous comme un espoir; Cest là4)as le matin, quand c'est ici le soir. Lorsqu'on voit le génie, au bout de sa carrière. Se faire de son œuvre un tombeau de lumière.

Qui peut nous dire où va cet astre en se cachant? L'orient de sa vie est peut-être au couchant.

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