‹ Le couvre-feu: dernières poésiesChapitre 23 sur 172 · L'ERMITAGE · texte numérisé non relu

L'ERMITAGE

Qu'ont produit, sous mes pas, tant de sentiers stériles? L* étincelle, qui sort du froid pavé des villes. Pâle comme la gloire, en est le seul flambeau : Elle éclair^'à nos pieds la fange du ruisseau, Rien dé plus. Lie ciel même, à la ville, est de pierre : Nos jours n'y perdent pas leur odeur de poussière. Les fleurs sont sans parfum, ot les arbres sans fruit : On n'y croit au bonheur que quand on fait du bruit. J'admire des savants les hautes découvertes; Mais qu'il vaut mieux , couché dans les luzernes vertes , Laisser fuir, indolent, ses pensers vers tes cieux! Leur vol n'a pas besoin de ces rets captieux , Où l'obscure science embarrasse nos ailes.

Oh! gardez vos succès, et leurs splendeurs mortelles,

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