LE ROSAIRE
Ces chapelets bénits , qui nous portent bonheur, Qu'on tourne sous ses doigts , en songeant au Seigneur^ Ces talismans chrétiens, qu'on vend à nos misères, Ont un nom bien plus doux : c'est celui de rosaires. On dirait, grâce à lui, que chaque grain pieux Devient, aux mains du pauvre, une rose des cieux, Que la prière cueille et que Tàme respire.
Quand je lis de ces vers qu'un luth ami soupire, J'ai souvent cette idée : il semble, à chacun d'eux. Que quelque fleur, enfant d'un sol moins orageux, Pour m'embaumer le cœur s'en détache elle-même, Et mon cerveau fleurit de tout ce que j'y sème.
Amis, connus ou non, d'hier ou de demain.
Traitez ainsi ces vers, échappés de ma main,