LIVRE DEUXIÈME
Daos un monde hébété glisseraient invisibles. Des autels du génie holocaustes terribles , Ils viennent avertir l'humanité qui dort, Qu'un anneau de ses fers doit tomber à leur mort. Leur supplice ne sert qu'à marquer leur passage; Et le premier sillon, qu'ébauche leur naufrage, Sous un cultivateur, député par le ciel.
S'allonge labouré du soc universel.
Parmi ces malheureux, qu'on voit, par intervalles. Élevant leurs fanaux dans nos sombres annales, Sous de lâches efforts tomber sans éclairer.
J'en sais un que le ciel ne fit que nous montrer. Et qui n'eut pas le temps de devenir un phare. Le monde indifférent, et de mémoire avare.
Sera de mon avis, dès qu'il le connaîtra.
En le voyant revivre, on le mesurera.
D'audace et de raison composé poétique , Il mêlait dans son âme, au feu patriotique.
Le lai^e de Bacon, le nerveux de Pascal.
Newton prédestiné de l'univers moral. Peut-être eût-il chanté comme a peint Michel-Ange ! La foudre qu'il portait a foudroyé l'Archange.