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teur des théories ‘scientifiques ; tout ést ici livré: encore aux chances incertaines des lumières :individuelles : pour apprécier'la valeur de leurs procédés, les’industriels n’ont pas d’autré moyen qüe de renou-: veler des expériences personnelles souvent longues et que la concurrence-:et le désir: d’en conserver le monopole obligent chacun d’eux de garder secrètes. - Des inconvénients aussiigraves : se manifestent en second lieu dans l’organisation du travail, c'est-àdire dans la répartition des efforts de la production eu égard aux besains de la consommation. Cette adaptation, les économistes ont cru la réaliser en pro= clamant leur laissez-faire ; de fait leur maxime est appliquée d’une façon presque absolue. Or, que voyons-nous ?- Chaque industriel, privé de guide, n'ayant « d'autre boussole que ses observations personnelles » toujours incomplètes, cherche à s’instruire des besoins de la consommation. Si le bruit court à un moment donné qu'une branche de production offre à ceux qui s’y adonneraient de belles chances de profit, tous les efforts s’orientent vers elle sans s'inquiéter des limites nécessaires. La conséquence inévitable de cette production outrée dans certaines directions est le trouble continuel et la rupture fréquente de l'équilibre entre la HE et la consommation.
. De ces crises, la morale ne mere pas moins que
1] ’ntilité sociale : car ellesruinent souvent des hommes honnêtes et laborieux, et « poussent à conclure. qu’apparemment, pour réussir, il faut quelque chose
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de plus que la probité et le travail. » Tout cela provient de ce que le principe fondamental de notre économie suppose, malgré les démentis des faits, l'intérêt personnel toujours en harmonie avec l’intérêt général. De
Enfin le troisième rapport sous lequel on peut envisager l’industrie est la relation entre les travailleurs et les possesseurs des instruments du travail ou des capitaux. Mais cette question demande un examen plus approfondi. | :
Comment s’y prend aujourd’hui un individu qui a € imaginé une spéculation industrielle ? » (1).
Il s'efforce d’abord de réunir tous les documents qui sont à sa portée pour s’assurer que son entreprise peut être constituée dans des conditions pratiques et offrant des chances de succès ; ces renseignements, dans l’état d'isolement où il se trouve, sont à vrai dire nécessairement limités : il lui est impossible en particulier de savoir si, au même moment, d'autres que lui ne s’occupent pas déjà de répondre au besoin auquel il veut chercher à satisfaire.
Ensuite, le plus souvent, cet individu, à supposer: que son projet soit vraiment utile ei que lui-même
soit le plus capable de le réaliser, ne dispose pas des : £
moyens malériels d'exécution et doit, pour se les procurer, s'adresser à des capitalistes détenteurs de ces: instruments de production qui lui sont indispensables : ainsi if lui faut «se soumettre à leur déci-: