‹ Le crédit comme stimulant et régulateur de l'industrie: La conception Saint-Simonienne, ses réalisations; son application au problème bancaire d'après-guerreChapitre 32 sur 97 · OT · texte numérisé non relu

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- sion » ; ils décideront souverainement de l'entreprise puisqu’elle ne peut se fonder et fonctionner sans leur concours, |

Or, ce sont des hommes étrangers aux choses et

aux hommes de l'industrie, incapables de juger de la valeur technique des plans établis et des qualités intellectuelles et morales requises par l’entreprise et présentées par l’entrepreneur; ils en sont donc réduitsà exiger des garanties matérielles, à ne faire quedu crédit réel. Ainsi le choix des entreprises industrielles et la désignation de -leurs directeurs sont à peu près abandonnés au hasard ; « le petit nombre des hommes qui peuvent offrir des garanties ou qui savent en promettre, obtiennent seuls la disposition des capitaux, et ces hommes se trouvent aussitôt soumis à la surveillance, au contrôle de leurs créanciers, à leur police, tracassière parce qu’elle n'aime pas le travail, aveugle parce qu'elle ne sait pas travailler, impuissante parce qu'elle ne éravaille pas » (1).

. L'état actuel des choses, où la distribution des capitaux entre les diverses productions et les différents producteurs est faite par les propriétaires, ne remplit donc aucune des deux conditions suivantes, nécessaires pour que le travail industriel parvienne

‘au degré de perfection auquel il peut prétendre : ° que les capitaux soient répartis en raison des besoins de chaque localité et de chaque branche

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