‹ Le crédit comme stimulant et régulateur de l'industrie: La conception Saint-Simonienne, ses réalisations; son application au problème bancaire d'après-guerreChapitre 47 sur 97 · Sorte de’ See qui tenait ses séances après la férmétire · texte numérisé non relu

Sorte de’ See qui tenait ses séances après la férmétire

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Constitutionnel, a cru pouvoir, dans Quatre ans de règne, rapporter quelques détails. Ce serait pendant une absence de l'Empereur, que M. de Persigny aurait exposé à ses collègues, en plein conseil, tout le plan du Crédit mobilier. Il se serait montré plein d'enthousiasme pour cette combinaison qui détruisait, selon lui, «le monopole exercé sur la Bourse de Paris par une maison de banque prépondérante, solide, honnête, mais qui avait peut-être le tort de conserver des relalions d'amitié avec un des ennemis les plus déclarés de l’élu du suffrage universel » (1); il y aurait vu un levier puissant pour la prospérité

de l’industrie et la fermeté des cours de la Bourse française, bref « une grande maison de banque gou-

vernementale. » | M. Achille Fould aurait combattu une à une toutes ces espérances et rangé à son opinion tous ses collègues, sauf le ministre de l'Intérieur qui aurait résisté. Au retour de l’empereur, dans un grand

Conseil des ministres où aurait assisté plus d’une notabilité financière, malgré l'opposition de tous les membres, de Persigny l'aurait emporté.

L’anecdote semble bien apocryphe ; car, comme -on le verra, la maison Fould, malgré cette prétendue opposition de son chef, participa à la constitution du Crédit mobilier. | $ Telles sont les circonstances qui ont amené la fondation de cette société qui devait déterminer

:x: La banque est assurément. la maison Rothschild et l’énnemi 13 l'élu du suñrage gives est -xraisemblablement, Thiers.

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l'explosion féconde d'activité caractéristique de l’époque impériale.

$ 2. — La Mission saint-simonienne

Avant d’en analyser les statuts, il paraît nécessaire de faire connaître exactement le but réel et avéré, doctrinaire et pratique, que se proposaient les fondateurs du Crédit mobilier, tel qu’il résulte de la définition magistrale donnée par Isaac Pereire lui-même, dans le rapport lu, au nom du Conseil d'administration, par Camille Salvador, lors de la première assemblée générale tenue à Paris, en l'hôtel

de la place Vendôme, le 29 avril 1854. C'est anti- |

ciper sur l'ordre des dates, mais non pas sur celui des faits.

On ne saurait mieux faire que de citer les termes mêmes de ce remarquable rapport :

« La pensée du Crédit mobilier est née de l’insuffisance des moyens de crédit offerts à l’organisation des grandes affaires du pays, de l'isolement où étaient réduites les forces financières, de l'absence d’un centre assez puissant pour les relier entre elles.

« Elle est née du besoin d'amener sur le marché

le concours régulier de capitaux nouveaux destinés à aider au. développement du crédit. pers ei du -crédit industriels 2: 41

.« Elle. est née de cn de conditions

‘auxquelles : se. faisaient les : prêts sur fonds. puhlies.et

-des difficultés qui en naiïssaient pour le classement définitif des meilleures valeurs,

« Elle est née encore du besoin de centraliser le mouvement financier et administratif des grandes ‘compagnies, et notamment des compagnies de che-

mins de fer, d'utiliser ainsi, au plus grand avantage de toutes, les capitaux dont chacune dispose successivement, de manière à ménager les ressources communes, aussi bien au profit des compagnies qu’à celui de leurs nombreux actionnaires.

« Elle est née enfin de la nécessité d'introduire dans la circulation un nouvel agent, une nouvelle monnaie fiduciaire, portant avec elle son intérêt de chaque jour, et faisant fructifier les épargnes les plus humbles, aussi bien + les capitaux les plus considérables. »

Si l’on veut résumer d’un mot le rôle de la ban- -que nouvelle, on peut dire qu’elle sera pour le capital de l’industrie, ce que les banques d’escompte sont pour le fonds de roulement. :

Pour se rendre compte de toutes ses fonctions, il faut l'envisager sous les quatre aspects qu’elle présente; careileest à la fois :

1° Société commanditaire de li (nduatéle ;

- 20 Société financière;

3° Banque de placement, de prêt et d'emprunt ;

-4° Banque d'émission.

- D'abard elle réalise la pensée qui, « par des. motifs -politiquesi»; n'a pu se-faire jour trente ans plus tôt, -sous le titre dé Société commanditaire ‘de l'industrie

et sur le plan décrit par Rouen dans le Producteur. Son devoir est « de travailler au développement de l’industrie nationale, de faciliter la formation des grandes entreprises qui, livrées à elles-mêmes, ont généralemént tant de peine à se constituer. » Elle pourra d'autant mieux le remplir qu’elle « dispose de nombreux moyens d’information et d'examen qui manquent aux particuliers pour apprécier sainement la valeur intrinsèque ou l’opportunité des affaires qui leur sont présentées, »

Société financière, en second lieu, le Crédit mobilier se propose d’être le grand régulateur des capi-. taux, En temps prospère, il doit servir de guide à ceux qui sont empressés de leur trouver un emploi productif; dans les moments difficiles, il peut « offrir des ressources précieuses pour maintenir le travail et modérer les crises qui sont le résultat d’un brusque resserrement: de l'argent ». On reconnait assez là la fonction impulsive et directrice que l Zxposition de la Doctrine donnait au Crédit. La Société ne se bornera pas à palronner les entreprises noue velles ; elle s’intéressera, en s’attachant de préférence aux sociétés d'utilité publique, aux affaires déjà fondées, par l’acquisition. de leurs actions ou par la souscription des obligations émises par elles.

Banque de prêt et d'emprunt, tel est le troisième rôle que les Pereire font jouer à leur société ; c’est précisément le nom qu’ ’Enfantin donne dans : Pro-

ducteur à: son organisme. de Crédit industriel. Le :

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Crédit. mobilier. sera, appelé à | remplir, en imatièrô

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