bid., p
2, Ibid., p. ba.
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moins que tous les titres de crédit favorisent d’autant plus la circulation des produits qu'ils se « généralisent » ou plutôt se « socialisent » davantage.
Tous les effets dont on vient de parler, engage-
ments particuliers ou billets de banque, constituent des promesses de remboursement à des époques plus ou moins éloignées. Il existe d’autres titres qui ont un caractère différent, en ce qu'ils sont remboursables à la seule volonté de l’emprunteur et en ce qu'ils portent intérêt. Ce sont, par exemple, les actions d'entreprises industrielles, les rentes sur l'Etat perpétuelles ou temporaires.
Un papier qui participerait à la fois et du billet de banque actuel et du titre de rente, serait réellement un signe de crédit à caractère social. Il faudrait créer une banque et la charger d'émettre de pareils effets, en vue de générâäliser les rapports des capitalistes et des travailleurs, d'emprunter les instruments de pro-
duction aux meilleures conditions possibles grâce à la garantie donnée aux propriétaires, d'introduire enfin dans l’atelier industriel l’ordre indispensable à sa
prospérité. ù
Cette banque devrait être dirigée par les chefs de l’industrie. Ceux-ci, au lieu de verser des fonds en espèces, comme on l'exige aujourd’hui de tous les actionnaires des banques, donneraient une certaine garantie personnelle «comme dans les compagnies d'assurances » (1). Elle escompteraitiles effets de toute
1. Ibid., p. 58. On trouve ici le germe du Crédit mutuel .qui fera l’objet du chapitre suivant.
l’industrie avec ses propres billets portant intérêt et
non remboursables à vue : la solidité de ces billels
serait ainsi directement liée à la solvabilité de tous les travailleurs.
Pour exercer une action générale, le Comptoir central de la banque se subdiviserait en une foule de bureaux spéciaux correspondant à chaque branche d'industrie : « c’est le seul moyend’harmoniser toutes les parties de la production et de prévenir des encombrements inévitables dans l’état actuel d'isolement ».
Quel avantage présenteraient cesnouveaux billets ?
Ces titres n'étant pas remboursables à vue, il ne serait plus nécessaire d’entasser dans des caves « des monceaux immenses d’or et d'argent » (4). A vrai dire, ils pourraient être remboursés : car tout
porteur aurait, indépendamment-de la faculté de négociation, le droit de les échanger à chaque instant ‘contre des effets du portefeuille de la banque garantis par elle, et de leur faire donner ainsi une échéance, celle de la lettre par la rémise de laquelle s’effectuerait l'acquittement. Mais personne ne requerrait un tel payement, puisque l’on recevrait, à la place d'un billet divisé commodément pour la circulation, un tre avec lequel où ne saurait plus se procurer constamment toute ‘espèce d'objets. Aussi cette : faculté ne serait-elle que transitoire. £ - Au fur el à mesure que les demandes d'échange de . billets non remboursables contre des effets-à-terme