‹ Le crédit comme stimulant et régulateur de l'industrie: La conception Saint-Simonienne, ses réalisations; son application au problème bancaire d'après-guerreChapitre 82 sur 97 · Art · texte numérisé non relu

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— 264 = production » (1); c’est dire qu’il exercera cettefonction impulsive qui devrait être d’après la doctrine saint-simonienne l’un des deux rôles du crédit, fonction dont l'utilité est certaine, mais dont il convient de redouter les excès, à savoir un éparpillement des efforts surexcités et une dispersion des productions individuelles. L'activité stimulante du crédit devrait être modérée et l’on devrait donner à la banque la seconde mission de contrepoids que le Saint-Simonisme a prévue pour elle, la mission régulatrice. Peut-elle la remplir ? L'exemple de l'Amérique le prouve. En effet, comment, dans ce pays, les trusts se sont-ils organisés, comment toutes ces maisons industrielles ont-elles pu s'entendre et se grouper en une sorte de syndicat unique, de comptoir uniqüe, décidant qu'aucun des membres ne pourrait produire au delà d’un certain volume d'affaires, et que la totalité des produits serait livrée sur le marché à un prix uniforme et fixé par le trust lui-même? C’est “par lintermédiaire des banques qui connurent qu'elles paieraient les frais de la guerre que se livraient entre elles toutes les entreprises avec lesquelles elles étaient en affaires ; elles savaient le chiffre de production et le bénéfice approximatif de chacune, et leur assignèrent leur production normale annuelle. Initiatrices et organisatrices des trusts,elles devinrent les régulatrices de la production quant à

la quantité et quant aux prix. Chez nous-mêmes,

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