liv. st., fut porté plus tard à 500,000 liv
mais il n’a pas dépassé cette limite, inférieure même à celle où se sont arrêtées la plupart des compagnies rivales; ce qui ne l’a pas empêchée de se placer dans une position très-éminente, où elle s’est maintenue jusqu’à ce jour. ; . .
C’est à Edimbourg que s’étaient concentrées ces premières banques. Glasgow, la seconde ville de l’Ecosse, ne tarda pas à suivre l’exemple de la capitale, qui fut ensuite imité de proche en proche dans toute l’étendue du pays. Il est bon de remarquer d’ailleurs que les trois banques que je viens de nommer sont les seules qui aient été fondées avec l’intervention de l’autorité publique et érigées en corporations. Toutes les autres se formèrent
librement, spontanément, et se constituèrent en compagnies à fonds réunis ( joint stock banks), espèce de société très-répandue dans la Grande-Bretagne, dispensée de toute autorisation préalable, et qui n’est au fond pas autre chose que notre société anonyme, avec cette seule différence que rien n’y limite la responsabilité des associés. Cette différence est pourtant quelque chose, et on en verra ci-après les conséquences par rapport aux banques instituées dans ce pays.
H est probable que l’Écosse avait emprunté à l’Angleterre l’idée de l’institution des banques ; mais elle ne tarda pas à la devancer dans cette carrière en s’y frayant des routes nouvelles. Ainsi, c’est la banque d' Écosse qui, la première, dès l’année 1696, établit des succursales, émit, en 1704, des billets au porteur de 1 liv. sterl ., reçut des dépôts à intérêts, et, dès l’année 1729, accorda des crédits en compte : opérations auxquelles la banque de Londres est demeurée étrangère, et qui ont été longtemps caractéristiques du système écossais.
En répandant leurs branches sur toute la surface du
pays, les banques écossaises y ont jeté un merveilleux
réseau d’agents de la circulation. Par là elles ont étendu
leur influence, réparti leurs bienfaits, et créé à l’usage
du commerce des moyens de communication faciles et
sûrs, qui en ont activé les transactions. Les crédits en
compte , qu’elles ont pratiqués concurremment avec
l’escompte des effets de commerce, diffèrent peu de
celui-ci quant au fond. C'est une autre manière de faire
des avances et d’accorder aux commerçants le bénéfice
du crédit. Il y a pourtant, comme on le verra plus tard.