Valenciennnes
Marseille, qui n'occupe que le huitième rang pour le nombre des dépôts, est au premier pour le total des sommes prêtés; Lille, qui occupe le premier rang pour le chiffre des engagements, n'est classée qu'au sixième pour le montant des prêts. C'est qu'à Marseille, le mont-de-piété prête davantage au commerce et à l'industrie» tandis qu'à
1 Rapport de M. de Watteville. p. 20.
Lille il prête dans une proportion plus forte aux débiteur indigents. « Il est à remarquer, ajoute M. de Watteville, que dans les villes de commerce, comme Marseille, Bordeaux, le Havre et Rouen, le montant des engagement est beaucoup plus considérable que dans les villes de fabrique, comme Lyon, Lille, Strasbourg et Valenciennes \ » La raison de ce fait, que M. de Watteville se borne à constater, est aisée à trouver. Dans les villes de commerce, à côté des grandes maisons qui, certes, n'auront pas l'idée de recourir à ce moyen de crédit, se trouvent de petits commerçants qui, en l'absence de tout établissement de crédit à eux accessible, se verront parfois obligés de chercher leur salut au mont-de-piété. Au contraire, dans les villes de fabrique, il n'y a guère que des maisons puissantes, et la population se divise en grands industriels et ouvriers; la petite fabrication est peu développée. A Mulhouse, à Lyon, à Strasbourg, à Valenciennes, il n'y a* pour ainsi dire, pas de fabrication moyenne, et, par conséquent la clientèle de la petite industrie manque aux môntsde-piété. En d'autres' termes, dans les villes de fabrique, le mont-de-piété est surtout le refuge de la misère, tandis que dans les villes de commerce, il fait en partie l'office d'une Institution de crédit
1 Rapport, p. 20.
Les dix monte-de-piété qui font le moins d'affaires sont classés dans le tableau que voici :
NOMS DBS TILLES.