Concile de Nicée, an
prêtres des trois parties du monde alors connues, et les annales des conciles disent qu'il en vint de Syrie, de Cilicie, de Phénicie, d'Arabie, de Palestine, d'Egypte, de Thèbes, de Libye, de Mésopotamie, du Pont, de la Gàlatie, de la Pamphilie, de la Capadoce, de la Phrygie, de la Thrace, de la Macédoine, de l'Achaïe, de l'Épire; un venait de Perse, un de Scythie, un d'Espagne; le pape n'y put venir à cause de son grand âge, mais il y en-
voya des légats ; — le nombre des évêques seulement était de trois cent dix-huit, et parmi eux onze saints.
L'auteur des Annales des conciles, après cette nomenclature, ajoute qu'il y avait là aussi « des hommes habiles dans Vart de disputer, pour aider à disposer les matières ».
Et, parmi ces hommes « habiles dans l'art de disputer », il cite « saint Athanase, qui, encore
très-jeune et seulement diacre d'Alexandrie, eut la principale part dans cette affaire ».
Certes, Àrius avait tort d'affirmer si bruyamment ce qu'il n'avait aucun moyen de savoir, — de même que les trois cent dix-huit évoques, les onz3 saints et l'empereur, « revêtu de la pourpre et couvert d'or et de diamants », d'affirmer si hautement, si sévèrement et si pompeusement le contraire, qu'ils ne savaient pas davantage.
Constantin, avant de se laisser séduire par les évêques, avait montré un certain bon sens; la querelle avait commencé entre Arius et Alexandre, évêque d'Alexandrie, et il écrivit à Alexandre et à Arius qu'ils étaient des fous de se diviser pour des choses qu'ils ne savaient ni l'un ni l'autre, et qui n'étaient d'ailleurs de nulle importance1.
Mais Alexandre et ses partisans allèrent jusqu'à renverser des statues de l'empereur et à émouvoir