I. Dictionnaire des hérésies
Dans les Évangiles, il est peu question d'elle; Jésus mis au jour, son rôle semble à peuprès fini; une fois, elle retourne le chercher à Jérusalem, et Jésus répond assez sèchement à ses reproches d'avoir inquiété elle et son père Joseph.
Aux noces de Cana, il lui répond tout à fait durement : « Femme, qu'y a-t-il entre toi et moi? » (Saint Jean, n, 4.)
Plus tard ;
Saint Matthieu, xn, 46. « Et, comme Jésus parlait encore au peuple, sa mère et ses frères demandèrent à lui parler. »
47. « Et quelqu'un lui dit : « Voilà ta mère et t> tes frères qui sont là dehors qui demandent à » te parler. »
48. « Il répondit : « Qui est ma mère? Qui sont » mes frères? »
49. « Et, étendant sa main sur ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. »'
Selon saint Luc (vni, 17), la réponse est encore plus dure parce qu'elle semble être un reproche :
« Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent » la parole de Dieu et qui la mettent en pratique. »
Puis il n'est plus question de Marie que lorsque, selon saint Jean, Jésus la recommande en mourant à son disciple.
Quant à saint Joseph, il n'avait jamais eu de rôle, et on ne parle de lui qu'une fois, lorsque Jésus était resté dans le temple. 11 a eu de l'avancement : il existe un livre très-singulier écrit par un prêtre, approuvé par un évêque, dans lequel on établit que Jésus-Christ, ayant, pendant son enfance, pris l'habitude d'obéir à saint Joseph, lui obéit encore dans le ciel.
Je veux que Jésus soit né de Marie par l'opération du Saint-Esprit, comme Hercule était né de Jupiter; Romulus, de Mars; Platon, d'Apollon, etc., etc.", comme Fo-Hi était né d'un arc-en-
ciel et de Hoa~Su, la Fleur attendue; et un autre, d'une vierge et d'une fleur rouge qu!elle avait respiré. Ça s'est cru plus- d'une fois, je ne le conteste pas. Je ne rappellerai pas que, vers la même époque, l'historien Joséphe raconte qu'un prêtre fit croire à une dame romaine qu' Anubis avait passé une nuit avec elle, et que c'était de ce dieu qu'elle était grosse.
Joseph, fiancé de Marie, s'apercevant quelle est grosse (êv ya^d iy^m)y veut rompre avec elle, mais il rêve qu'un ange lui dit : « Ce qu'elle a » conçu est du Saint-Esprit. »
Peu de charpentiers, aujourd'hui, se contenteraient à si peu de frais.
Il est dit dans l'Évangile de saint Matthieu que « Marie vierge devient grosse du Saint-Esprit »
(nctpQévoç).
Saint Marc ne dit pas un mot de cette origine miraculeuse. Saint Jean n'en parle pas davantage.
Saint Luc dit également que Marie était vierge (nphç TzocpBhw) ; mais nulle part il n'est dit que Marie était vierge après avoir enfanté Jésus.
Saint Matthieu (1,25) dit bien que Joseph a ne la connut pas jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son
fils premier ne > (ovx eyévawzv axnhv cwc ou crixe tov utov
«ùrtçTôv tt/xwtôtoxov) ; de même il est dit du père légal de Platon, que, averti de l'honneur qu'Apollon lui avait fait, il se priva de sa femme jusqu'à la naissance de l'Enfant divin, dit Diogène Laërte; mais, tout le long des Évangiles, on parle des autres enfants de Marie, des frères et des sœurs de Jésus.
Saint Matthieu (xm, 55) : « N'est-ce pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joses, Simon et Jude