ACTE PREMIER. «S
CAUSSADE
Vous aimez toujours cette tille?
l’AL’L.
Oui, mon père.
CAUSSADE, ""avec ironie.
A merveille 1 Vous êtes d’une fidélité vraiment chevaleresque; mais il est de mon devoir de in’opposer à vos folies... je ne veux pas que vous perdiez votre avenir dans un amour indigne de vous.
PAUL
Mais, mon père, Jeanne Pujol est une honnête tille, et mon bonheur, mon devoir...
CAUSSADE
Votre devoir est de m’obéir!... D’ailleurs, j’ai d’autres vues sur vous... que cela vous sufiise...
PAUL
Mon père, bien que je n’aie pas trouvé dans votre cœur la tendresse que je rêvais et qui m’eût rendu si heureux, vous savez que j’ai toujours eu pour vous respect et obéissance; je ne vous ai jamais demandé compte de ma fortune... mais laissez-moi maître de mes affections, laissez-moi disposer de 1UOI1 cœur. (Simon parait au fond et écoute.)
CAUSSADE
Ah! les grands mots ! les grandes passions !
PAUL
Non, mon père, mais une affection sincère, d’où dépend le bonheur de ma vie...
CAUSSADE
J’y mettrai bon ordre.
PAUL
Cependant...
CAUSSADE, qui aperçoit Simon.
11 suftit... Allez m’attendre à la forge !... J’ai quelques affaires à terminer dans les environs, et je ne serai de retour que ce soir. Plus lard, nous reprendrons cet entretien et nous aurons une dernière explication à ce sujet. Allez!
PAUL, a part, avec émotion.
Voilà deux ans qu’il aie m’a vu... et il ne m’a pas même tendu la main ! (il sort.)