CAUSSADE, SIMON
SIMON s'avance, et salue Caussade très-humblement.
Salut... monsieur Caussade !...
CAUSSADE
Ab ! c’est vous, maître Simon?
SIMON
11 parait que vous n’êtes pas plus d’accord avec votre fils à présent que par le passé, monsieur Caussade ?
CAUSSADE, sèchement.
C’est vrai.
SIMON
Vous devriez pourtant l’aimer, ce garçon-là... car enfin... c’est à lui que vous devez d’être ce que vous êtes. S’il 11 e s’était trouvé là, il y a vingt-deux ans, à la mort de votre défunte... la dot retournait à la famille... et vous n’aviez rien... Vous redeveniez un simple ouvrier forgeron, au lieu d’être le riche maître de forge.
CAUSSADE
Je sais cela... Parlons... de ce qui vous intéresse...
SIMON
Vous avez reçu ma lettre ?
CAUSSADE
Oui... (D’une voix profonde.) Oui !...
SIMON
Et... quelle réponse avez-vous à me faire?
CAUSSADE
D’ici à demain, vous la connaîtrez.
SIMON
D’ici à demain?... Mais...
CAUSSADE
Silence!... Vôiçi quelqu’un! (Appelant.) Holà 1 garçon!