‹ Le cretin de la montagne drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 58 sur 120 · MADAME DE FLAV1GNEUI · texte numérisé non relu

MADAME DE FLAV1GNEUI

Oui, chère enfant... Je veux que chacun prenne sa part de ton bonheur.

NOÉMI

Mon bonheur !

. MADAME DE FLAVICNEUL, souriaul.

Un soupir!... ( s’asseyant près d’elle.) Voyons, méchante fille, confessez-vous bien vite. Est-ce que*fie mariage te déplaît?... Je suis ta tutrice, ta plus proche parente...

NOÉMI, l’embrassant.

Oh! vous êtes ma mère...

MADAME DE FLAVICNEUL.

Eh bien, ce que je veux avant tout, c’est le bonheur de toute ta vie... Sois franche, M. U.iul Caussade te plaît-il?...

NOÉMI

Oh! oui, ma tante; sa figure est pleine de franchise et de loyauté... C’est un honnête jeune homme, j’cn suis bien sûre.

MADAME DE FLAVICNEUL.

Mon pauvre Charles serait comme lui, un brave soldat, un cœur loyal, généreux ! Il aurait presque son âge...

NOÉMI

Ma tante, à mou tour de vous gronder... Vous aviez promis d’oublier...

MADAME DE FLAVICNEUL.

Oublier! Le puis-je?... Pauvre enfant! Ah! pourquoi l’ai-je confié à une étrangère... Ceux qui me l’ont ravi n’auraient pas osé le prendre dans mes, bras... Quelques mois après, je devenais veuve... et j’étais seule à jamais...

NOÉMI, d’un Ion de reproche.

Seule !

MADAME DE FLAVICNEUL.

Non... car tu me restes.., et tu es l’ange gardien qui m’aide Ü vivre... (Xoémi lui teud sou front, madame de Flavigueul l’embrasse.)

NOÉMI

A la bonne heure... votre sourire est revenu... D’abord, je suis une grande égoïste... et je veux que vous ne pensiez qu’à moi...

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