‹ Le cretin de la montagne drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 70 sur 120 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes, CAUSSADE, MADAME DE FLWIGNEUL, JEANNE.

MADAME DE FLAVIGNEUL.

Noémi, le notaire attend pour lire le contrat... Viens, mon enfant...

CAUSSADE , à part.

Enün !

JEANNE, à part, écoutant derrière un maSsif, à gauche.

Oli! mon Dieu! tout est donc iini pour moi!

ijoémi.

Lire le contrat?... Oh ! c’est bien inutile, ma tante... je ne le signerai pas.

CAUSSADE

Comment?... (Mouvement général.)

MADAME DE FLAVIGNEUL.

Que dis-tu ?

NOÉMI

Je dis... que je ne veux pas me marier.

JEANNE, avec joie.

Ah!

CAUSSADE

Mais, en vérité, celte résolution ne peut être sérieuse.

C’est un caprice d’enfant.

NOÉMI

Non, non!... nos caractères ne s’accordent pas du tout... du tout., du tout... N’est-ce pas, monsieur Paul? Pour se marier, il faut sympathiser, n’est-il pas vrai? Eh bien, nous ne sympathisons pas le moins du monde... N'est-ce pas, monsieur Paul? vous ne voudriez pas me rendre malheureuse ! (Bas, en lui serrant la main.) Êtes-vous content de moi, mon frère? '

PAUL, bas.

Oh! merci! merci, mademoiselle!

CAUSSADE, qui a vu ce mouvement.

Us sont d’accord... (Haut.) J’espère, mademoiselle, que cette résolution li’est pas irrévocable ?

NOÉMI

Si fait, monsieur... Oh! j’ai du caractère, moi!

CAUSSADE

J’aurai l’honneur de me représenter demain au château... Et malgré vous-même, mademoiselle, j’espère encore...

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