‹ Le cretin de la montagne drame en cinq actes et huit tableauxChapitre 73 sur 120 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

CLAUDE-MARIE, seul, puis JOSEPH et des domestiques.

CLAUDE-MARIE, montrant la place où étaient Paul et Jeanne.

Ali! ali! Jeanne! Jeanne!... lui... embrasser! (Avec colère.) Ah!

ah ! j’étouffe... du feu... du feu... là... là... ah! ah ! (Les larmes lui viennent peu à peu.) Ah! je pleure... je pleure !... je suis bien content... je pleure!... (Les domestiques paraissent.)

JOSEPH

Tiens! le crétin! Dis donc, loi... la fête est finie... il faut t’en aller, mon garçon.

M’en aller... oui !... oui!... je veux ben... (chantant à travers ses larmes.) •

Ahou! quelles belles filles Chez nous ou peut voir ,

Avec leurs capuches rouges,

Qui vont au lavoir!.'..

Ah ! je suis beu content.,, ben heureux... je pleure... je

pleure ! (il sort. — Les domestiques rient de Claude-Marie qui s'éloigne en chantant et eu pleurant toujours.)

CIX9UÈME TABLEAU

Le théâtre est coupé en deux d’une manière à peu près égale : à droite, adossée à la montagne que l’on aperçoit au-dessus du toit, est la rabane du colporteur; c’est une masure faite de bois et de l»aille; la porte de la cabane est sur le côté, à gauche. Au deuxième plan, près de la porte, une fenêtre un peu élevée, et dont la partie inférieure est garnie de mauvais contreveuts; au ravin desséché, une espèce de fondrière, creusée par les eaux qui viennent de la montagne, passe au-dessous de la fenêtre. 1/autre partie du théâtre représente un bjis de sapins — Il fait nuit ; de gros nuages, chassés par un vent d'orage, laissent de temps en temps, pendant le cours dti tableau, apercevoir la lune, qui éclaire alors l’extérieur de la cabane.

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