TROISIÈME PARTIE
et à les soustraire à la débauche et à Toisivité. Les institutions charitables, les colonies agricoles, les maisons de réformes comme celle d*Elmire et do Bamardo, rendues plus utiles par l'application des nouvelles lois psychologiques et psychiatriques par rémigrations dans les centres agricoles, préviendront les crimes occasionnels, si fréquents à cet âge; et réussiront, dans certains cas, si non à corriger, au moins à transformer utilement les criminels-nés; et de toute manière à empêcher qu'ils ne contaminent les autres (1).
À cet efifet, il faut éviter la prison préventive, qui est la plus grande source de corruption de la jeunesse. « On parle, dit Joly, des hôpitaux du moyen âge, où il arrivait de trouver un mort entre deux malades dans le même lit. Ce que nous faisons encore dans nos prisons, est destiné, je le crois, à provoquer plus tard un étonnement tout aussi vif. Nous mettons en contact, en attendant le jugement, un prévenu peut-être innocent ou simplement criminel par occasion avec des criminels invétérés .... « La France, avec de pareilles promiscuités, transforme en malfaiteui*s des enfants qui n'avaient pas de tendances au crime » (Joly, Le combat contre le erirné).
Et tout cela sans même rejoindre le but d'une sélection, parce que, comme observe très bien Joly, les enfants acquittés sont pires que les condamnés.
C'est justement pour cela, que toute mesure correctionnelle violente, doit être regardée comme nuisible ; et qu' on doit se retodmer vers les mesures rédemptrices; et avant tout, étant donnée la grande précocité des criminels, la limite
(1) Je lis dans le Bulletin de F Union des Sociétés de Patronage, oot. 1897, que lo Tribaoal de la Beine dans les jagements des mineurs prend les informations sur les parents et si elles sont bonnes il leur renvoie l'enfant (25 %); ou il Tenvoio (le 73 \) à l'Asile temporaire pour les enfants mineurs fondé on 1893 par l'Administration de Tassistance publique lui épargnant ainsi la peine sauf une petite exception, (le 2, 5 %), Une circulairo du Ministre de Justico, 13 mai 1898, étend cette mesure à toute la France (Revue Pénitentiaire y 1898, p. 871).
à laquelle doit commencer leur application, doit être )ien avant 9 ans et prolongée dans le cas d'infantUisme Uom, crim,^ vol. I) bien au delà de la limite fixée pour
limite, qui doit aussi varier suivant le climat, la race, fossion, etc.; les races sémitiques et méridionales étant, :emple, beaucoup plus précoces dans les crimes de sang, is les viols ; et les paysans et les gens pauvres étant ardifs que les urbains et les riches.
illesse, — La prison doit également être épargnée au rd impuissant à faire le mal: dans ce cas sufifiront les s communs, les Wbrkhouse^ où on le reléguerait dans lambres séparées, en prenant des précautions spéciales )révenir la contagion du mal et les évasions, sauf quand lie indique une perversité indomptable, cas dans lequel 50U devient tout-à-fait nécessaire.
minels jmr passion, — Pour les vrais criminels par n, le remords du crime est déjà la plus grande des ;; l'amende, la réprimande judiciaire ou Téloignement ville ou des pei^onnes lésées suffiront à en défendre été, pour laquelle ils ne présentent aucun danger, tout uvant lui être très utiles, grâce à V altruisme exagéré ils sont toujours doués.
niiiiels politiques, — On peut en dire autant ^des cri- 3 politiques; car s'il est un crime pour lequel, non seut la peine capitale, mais encore toute peine grave doit pargnce, c'est bien celui des criminels politiques. Et cela it parce que beaucoup d'entre eux, s'ils ne sont pas des nnés ce sont des aliénés, auxquels il faut l'hôpital et non >chafaud; et parce qu'alors même qu'ils sont criminels, Itruisme les rend dignes des plus grands égards ; et soum donnant à leur fanatisme une autre direction, on peut ûdre utiles à la société. Louise Michel était appelée, à la