Psychologie
Jeux des cnminels. — Le D^ Carrara (1) a décrit les jeux des criminels qui vivent dans les maisons de correction, jeux empreints d'une extraordinaire férocité tel que, par exemple, le jeu de la patta dans lequel ils cherchent à faire passer leur tête, sans être touchés, entre deux pointes aiguës, qu'un compagnon agite horizontalement , l'une contre l'autre ; ou bien à éviter de se blesser en écartant les doigts tandis qu'un compagnon cherche à percer d'une pointe aiguë la paume de la main posée sur la table.
D'autres fois, ils se poursuivent en cercle en évitant par des mouvements du corps, les coups de bâton qu'un compagnon cherche à leur donner.
Comme les sauvages et les animaux, les criminels choisissent, ainsi, pour s'amuser, les formes cruelles et féroces qui correspondent à leurs mauvaises tendances.
(1) Caurara, I giuochidei crimmcUi {Arekivio di PsiehicUria), 1895» vol. XVI, fasc. IV et V.
Hiéroglyphes des crimifiels. — Daos leurs correspondances clandestines^, surtout ep prison, les camorristes se servent d'hiéroglyphes (Voir Fig. 8) que le D' De Blasio nous à ré- Télés (1). Par exemple:
Président du Tribunal . . .
Ju^e
Inspecteur de police ....
Procureur du roi ....
Carabinier
Agent de police
Vol
Directeur en chef de la police
FIg. 8.
Ainsi se confirme, comme je l'avais soupçonné (H. Criminel^ vol. 1), l'existence, chez les criminels, d'une écriture hiéroglyphique, fait complètement atavique.
Et l'on voit à côté du signe idéographique un embryon de signes démotiques comme dans les aurores de l'alphabet