PREMIERE PARTIE
Années où le
froment coûte
plus de 1t mar.
p. 50 kilog.
Années où le from. coûte guère (moins de 10 ms.
p. 50 kilog.)
Années où le from. a un prix moyen (de 10 à li ms. p. 50 kil).
Crimes en général 1 sur
•hab.]72,9
Vols ... .
Vols forestiers . i
Faux ....
Banqueroutes . i
Contre l'ordre public. :
Incendies ... i
Coups .... i
Homicides. . . 3
Infanticides . . ï
• On y voit que: si le prix du froment influe en partie sur les ■crimes, en général, il n'agit directement que sur les vols forestiers, dont le maximum correspond au maximum du prix des denrées. D'un autre côté il est clair que le minimum des prix du froment, correspondant au maximum du bien-être, coïncide avec une recrudescence d'incendies, de coups et d'homicides, ce qui ne peut s'expliquer que parceque le pain étant à meilleur marché, l'abus du vin aussi devient possible.
Le prix moyen du grain correspond à la plus grande fréquence du faux, de la banqueroute et des crimes contre l'ordre public.
En France, dans les tables graphiques de Corre (F. la Mfjure 1) on voit de 1843 à 1883 la ligne de la fréquence des délits — presque tous contre la propriété, et aussi du suicide, — aller toujours en augmentant et se maintenir presque parallèle à la ligne du prix du pain jusque vers 1865; à partir de cette époque elle diverge, tout en continuant de s'accroître pendant que diminue celle du pain, ce qui prouve que d'autres causes viennent s'interposer et la font passer en second rang; la ligne des crimes n'a aucun parallélisme avec le prix du pain.
Eossi aboutit aux mêmes conclusions dans une étude sur la criminalité de Eome, Cagliari, etc., pour la période de 1875-83 en rapport avec la chaleur atmosphérique et Je prix du ,2:rain {Archive de Psych. et Antrop. criminelle^ 1884). Le nombre des crimes contre la propriété (à Texclusion dos vols qualifiés
et des vols sur les grands chemins) subit simultanément Faction de la température hivernale et celle du prix de l'alimentation-
Fig. 1.
Ct05^ OOCOO»— CvOCOrf!».
sgfsësëêfeifcèêsl