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FBEHIEBE PARTIE 7
4. — AitEsons. — En réunissant les données sur les soulèvements en Europe, pendant la durée de 100 ans, nous trouvons par saison :
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Printemps 23 27 796 16 7676573463
Été 3829 12 117 20 85339 116410
Automne 18 14 453 15 6313547 2 22
Hiver 20 18 633 10 2 10 43432211
D' OÙ r on voit que l'été tient le premier rang dans 9 nations, parmi lesquelles toutes celles du sud. Dans 4 c'est le printemps, parmi lesquelles les plus septentrionales; pour une c'est l'automne (Autriche-Hongrie) et pour une autre Thiver (Suisse). Sauf deux exceptions, le printemps a toujours plus de révolutions que l'automne. Nous trouvons en suite que 5 fois, et principalement dans les pays plus chauds, l'hiver a plus de révolutions que l'automne; 8 fois il en à moins et 3 fois un nombre égal.
Si maintenant nous voulons y comprendre l'Amérique, spécialement celle du Sud, en observant que là janvier correspond à notre mois de juillet et février au mois d'août (v. s.), nous trouvons:
Amérique
Europe
Printemps . .
Été
Automne . . .
Hiver ....
D en résulte donc que l'été tient le premier rang dans les -deux hémisphèi'es; le printemps surpasse toujours l'automne -et l'hiver, comme dans les crimes, sans doute à cause des
premières chaleurs, mais aussi par suite de la diminution de» provisions : Tautomne et Thiver au contraire diffèrent peu dans le nombre des révolutions ; ainsi pour TAmérique, V hiver donne 7 révolutions de plus que l'automne; pour l'Europe,, deux de moins.
Quant aux autres délits, avec une évidente prépondérance de Tété et du printemps, nous avons, suivant Gueny:
Grimes contre les personnes en Angleterre en France
en Hiver .... 17,72 15,93
au Printemps . . 26,20 26,—
en Été 31,70 37,31
en Automne . . . 24,38 20,60
Benoiston de Chateneuf signale la plus grande fréquence des duels dans Tannée en été (Corre, Orimes et suicides^ 1891, pag. 628).
J'ai démontré la même influence sui* les productions géniales {Homme de géiie^ 1®^ partie).
5. — - Années chaudes. — Ferri dans son Dos VerbrecJien in seiner Abhàngi^keit von dem jàrhlichen Temperaturtveehsel^ 1882, a démontré comment de l'étude des statistiques criminelles françaises de 1825 à 1878, on peut concliure, non seulement pour les mois, mais aussi pour les années plus ou moins chaudes, à un parallélisme presque complet de la chaleur avec la criminalité.
L' influence de la température nous apparaît très marquée et constante de 1825 à 1848, et souvent même plus grande que celle exercée par la production agricole. Depuis 1848^ sauf les perturbations plus gi*aves, agricoles et politiques^ réapparaît de temps en temps la coïncidence entre la température et la criminalité, spécialement pour les homicides et les assassinats; comme dans les années 1826, 1829, 1831-32, 1833, 1837, 1842-43, 1844-45, 1846, 1858, 1865, 1867-68; bien que cependant d'une manière beaucoup moins évidente