‹ Le crime, causes et remèdes. Avec un appendice sur les progrès de l'anthropologie criminelle pendant les années 1895-98Chapitre 59 sur 205 · C. voleur, mort en prison · texte numérisé non relu

C. voleur, mort en prison

Marie, voleuse

Benoît voleur, mort en escaladant

Victor voleur, mort en prison

Victorine

honnête, mariée

à Lem.

Auguste

A. François

T. époux de Yictorine

Lem.

asÏB. incendiaire

Auguste

P. voleur

Vict. Lem.

Les Fieschi aussi étaient des assassins héréditaires.

FissoHi bisaïeul

O. Antoine assassin

2 honnêtes

G. Dominique

2 fils voleurs 1 brigand

Louis époux d'une sœur de galérien

1 honnête Fieschi, Sourd-muet, assassin honnête

184 CHAPITRE xri

Straham {Instinctive criminality^ Loudre, 1892) nous fournit encore la preuve de Thérédité criminelle dans l'histoire d'une famille dont la descendance compte 834 individus, de 709 desquels on a tracé l'histoire assez exactement. Parmi ces 709, il y a 106 enfants illégitimes, 164 prostituées, 17 proxénètes^ 142 mendiants, 63 retirés dans les hospices pour maladies chroniques, 76 criminels, qui ensemble ont passé 166 ans en prison.

La famille T... (1) occupait, dans les siècles passés, une place élevée dans la société: mais au commencement de ce siècle, elle était déjà complètement déchue ; et ne comptait plus que les fils de deux frères. Lu... et Ren...: Ren... avait passé toute sa vie en contact avec les criminels, sans avoir jamais été condamné lui-même ; c' était un original, très passionné pour les combats de coqs, très adonné aux femmes : il avait une quantité infinie do maîtresses et d'enfants, si bien que tous les enfants du quartier 1' appelaient papa : de 1' une de ses maîtresses nacquit un grand nombre de criminels. La famille de son frère ne présente rien d'anormal, si ce n'est que son fils, apprenant que son oncle Ren..., l'avait deshérité, se tua un jour après la mort de ce dernier et laissa ces paroles écrites: « Que l'on n'accuse personne de ma mort; je me tue pour échapper aux ennemis insupportables que m'a procuré ma sottise, et pour n'avoir pas été assez en garde contre la fourberie de certaines gens ».

Les deux maîtresses de Ren..., qui lui donnèrent une progéniture de dégénérés, étaient Z..., femme d'un bourreau, de laquelle nacquit une fille phthisique, qui mourut à 24 ans, et F..., également mariée ; l'opinion publique l'accusait d'avoir empoisonné son mari !

F... eut 5 enfants, desquels 2 étaient do son mari et 3 de son amant. Les fils du mari furent:

1® Z...; elle vécut séparée de son mari, c'était une mattoïde querelleuse ; tout était pour elle occasion à procès, mais

(1) AuBET, La contagion du meurtre, Paris, 1889.

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