‹ Le crime, causes et remèdes. Avec un appendice sur les progrès de l'anthropologie criminelle pendant les années 1895-98Chapitre 6 sur 205 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

En juin la première place revient à im crime «nalogfaie^ le viol sur les adultes 1313 ; le 4* appartient également à nn délit sexuel, Pavortement 1080, pendant que le parri<»de ec- <îupe le 3® rang avec 1151.

En juillet, le viol sur enfants s'élève au premier degré 1390 ; les autres délits plus nombreux sont du même genre : enlèvement de mineurs 1118, attentats à la pudeur 1093.

En 3™® lieu viennent les blessures sur consanguins 1100.

Au mois d'août la lascivité descend au 3* rang ; ce sont les incendies ruraux qui l'emportent, mais là, ce n'est plus la température, mais l'occasion qui excite le coupable, cette •époque de la récolte étant la plus propice à la vengeance sur les propriétés ; mais, observe très bien Maury, la chaleur n'est certainement pas non plus étrangère à cette tendance violente et passionnée, et c'est sans doute pour cela que les faux témoignages cèdent le pas aux subornations de mineurs.

En septembre les passions brutales s'apaisent et les attentats sur les enfants sont au 15® degré, et au 25® ceux sur les adultes ; les vols, les abus de confiance tiennent au contraire la 4® place.

La concussion, la corruption ont en septembre et en octobre la primauté, ce qui est dû aux louages et aux règlements de caisse qui ont lieu à ces époques.

Les nombreuses suppositions et disparitions de parts correspondent au plus grand nombre de naissances.

D'octobre à janvier, l'assassinat, le parricide, le vol sur la voie publique sont plus fréquents, grâce aux nuits prolongées «t à la solitude des champs.

En novembre reprennent les affaires et il s'en suit un plus grand nombre de faux en écriture et de corruptions.

En janvier l'émission de fausse monnaie, les vols dans les églises prennent le dessus, grâce sans doute à l'obscurité des jours.

En février réapparaît l'infanticide et la suppression d'enfants, qui sont en relation avec le plus grand nombre de conceptions.

Les crimes de débauche avaient atteint en octobre le 28* rang et l'attentat sur les adultes le 29®; en novembre ila descendirent au 24° et 26®.

On ne saurait douter de l'influence de la chaleur sur lea crimes passionnels ; je l'ai démontré d'une autre manière : en consultant les registres de cinq maisons de détention d'Italie (1> qui me furent communiqués, avec cette courtoisie qui lui est habituelle, par le comm. Cardon ; d'un autre côté par l'observation faite, durant cinq ans, par Virgilio dans la maison de détention d'Averse. J'ai pu me convaincre que les punitions pour actes de violences dans ces maisons sont bien plus nombreuses dans les mois chauds. Yoir:

Mai • • <

Octobre .

Juin . .

Novembre

Juillet . .

Décembre

Août . . .

Janvier . .

Septembre .

Février . ,

On obtient les mêmes résultats dans les maisons dQ santé^ en tenant compte des accès aigus des aUénés. (Italie) :

Le maximum en septembre

» en juin . .

45iJ

» en juillet

Le minimum en novembre

> en février

» en décembre

» en janvier .

7. — Chaleurs excessives, — La chaleur excessive au contraire surtout si elle est mêlée à l'humidité, exerce une moindre influence. Corre en effet (Facteurs généraux de la criminalité dans les pays créoles, — Arch, d'anth. crim.,^ 1889, lY, 20) obser\^a pour les crimes des créoles à la Guadeloupe que quand

(1) Ancone, Alexandrie, Oneille, Gènes, Milan, les punitions enregistrées le furent pour graves indisciplines, altercations et violences conti*e les personnes.

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