‹ Le crime, causes et remèdesChapitre 137 sur 190 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

arrestations arbitraires pour l' oubli d' un salut aux agents, pour un salut à un suspect, pour s'être retiré un quart d'heure trop tard (à 8 7^ au lieu de 8 heures), si bieiio que ces malheureux sont des esclaves aux mains des agents (Curcio).

Les ennemis, dit Machiavelli, il faut les amadouer ou les écraser: mais ici, on ne fait ni l'un ni l'autre, on les irrite.

C'est à cela ou à peu près que se réduisent toutes nos institutions pour la répression du crime !

Absurdités et contradictions juridiques.

Les méthodes et les moyens juridiques que mettent eu œuvre nos institutions ne sont pas meilleurs; les jugements criminels ne sont plus que des jeux du hasard, où il n'y a de certain que le scandale eentupliqué par la publicité qui pousse à de nouvelles récidives.

Jury. — Les disproportions des acquittements du jury d'année en année, de pays à pays, nous démontrent son incapacité; ainsi Cagliari compte 50 ^j^ d'acquittements, tandis que la haute Itahe n'en compte que 23 ^/^ (1).

Dans la Yénétie, nous trouvons une différence qui va du 9 au 15 ^/q, selon que des petites villes nous nous rapprochons des plus grandes.

« Les classes cultivées, dit Taiani, ne sont jamais représentées dans le Jurj^ » Et effectivement, de nombreux cas ne nous j)rouvent que trop la complète ignorance des jurés.

C'est ainsi que dans un vote pour un homicide, on trouva un bulletin sur lequel était écrit oui ou noii; — il passa en faveur de l'imputé ; le juré interrogé sur la raison d'un vote aussi bizarre, répondit : « Parce que sur le bulletin était écrite la formule : h juré doit répondre: oui ou non ».

(1) Lavini, Bel modo con cui è amministrata la giustixia. Venezi.n,

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