syphilis
39,6 tatouage . .
25,9 traumatismes à la tète Avec 1 caractère dégénératif
inels ordinaires
Larger {Les Stigmates obstétricaux de la dégénérescence, 1901), a trouvé que plusieurs anomalies de la conception, par exemple : stérilité, gémellité, ou de la grossesse (anomalie placentaire), ou de l'accouchement (avortement, etc.), doivent être considérées comme des stigmates dégénératifs, et comme le moyen choisi par la nature pour arriver à la stérilité, dernier aboutissement de la dégénérescence. — Les Romains appelaient Agrippa ceux qui naissaient par les pieds et les déclaraient mal prédestinés: ils notèrent qu'Agrippine. femme de Germanicus et Agrippine, femme de Domitien. ainsi que Caligula et Néron étaient justement nés par les pieds.
Les descendants de Marie de Médicis ont tous eu une présentation anormale. Les dynasties césariennes, antonines, carlovingiennes, celles des Valois et des Bourbons, finirent, on le prétend, par des grossesses gémellaires.
Dans l'étude que je fis avec Guillaume Ferrero sur la Femme criminelle (1), j'ai démontré que la femme normale a une sensibilité algésique plus obtuse, une plus grande précocité que l'homme; et une variabilité moindre et par conséquent un moindre degré de dégénérescence, y compris le crime, Tépilepsie et le génie.
La maternité est la fonction la plus importante de la femme normale ; cette fonction se perd dans la criminelle et surtout dans la prostituée, qui seule correspond par ses anomalies aux criminels-nés.
Talbot {Degeneracy, its causes and resvlts. 1901), relève que Knecht trouva dans 5 o/q des criminels le palais percé, ce que Kreutzer n'observa qu'une fois sur 1600 individus normaux. « La face, écrit-il, chez les animaux supérieurs, se modifie de plus en plus avec leur évolution; elle est d'acquisition plus ancienne que
(1) La Femme criminelle et la prostituée, 1896, Paris, F. Alcan.
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le cerveau et doit pour ce motif présenter plus d'anomalies que ce dernier. Voilà pourquoi nous trouvons si fréquemment des anomalies dans les dents, le palais, le nez des criminels et si peu dans le cerveau, quoiqu'il s'agisse d'anomalies psychiques ».
La face a précédé dans l'évolution le cerveau qui se développa à ses dépens, parce qu'elle possédait des moyens plus importants d'attaque et de défense: sens, dents, mâchoires; c'est pour cela qu'à la période embryonnaire, la dégénérescence affecte la face plus que le cerveau ; mais à son tour, le cerveau présente un plus grand nombre d'anomalies fonctionnelles.
ïalbot note, entre autres phénomènes de dégénérescence, la fécondité excessive observée déjà dans les familles d'aliénés; ainsi les jumeaux, voire les quadrijumeaux, y sont plus fréquents que dans les familles normales. 11 cite une épileptique qui eut 36 enfants, parmi lesquels 6 jumeaux et 4 quadrijumeaux ; une de ses filles, également épileptique, eut à son tour 32 enfants, parmi lesquels 3 jumeaux, 2 quadrijumeaux et 4 trijumeaux.
Dans un très beau travail sur 1000 enfants d'une Maison de Réforme de New-York, Herdlitska (Ânthropo-' logical investigation on thousand cliildren, New- York, 1899), fait observer que les anomalies étaient bien plus nombreuses parmi les garçons criminels (12 °/q) que parmi les criminelles (5 ^q). Il a observé le même fait chez les nègres (12 ^/q et 3 7o)- Ces derniers ont la taille plus élevée de 3 mm. que les blancs du môme âge. Le poids du corps et la circonférence crânienne étaient moindres parmi les enfants qui présentaient plus de 5 anomalies. Parmi les enfants les plus vicieux on notait 3 anomalies chez les blancs et 8 chez les nègres; 17 % ^les anomalies étaient graves, 70 ^/^ de peu d'importance. Quant à l'intelligence, elle était moyenne chez 3 7o, extraordinaire chez 12 °/o, inférieure chez 85 %.
Le Prof. Fano [Un Jiniologo intorno al mondo, 1903) a noté dans la maison de force d'Agra, dans l'Inde, que les condamnés Indiens de basse caste ne présentent aucune anomalie, tandis que les Brahmanes offi'ent des caractères de dégénérescence; selon lui, les castes inférieures portent moins que les supérieures les stigmates de la criminalité, parce que leur organisme est moins différencié et par suite le processus dégénératif doit être moins profond.
Le Prof. Carrara [Antropolofjia Criwinale. 1901) fait observer la présence fréquente de caractères progressifs chez les criminels: métopisme, wormiens, atrophie des deux incisives latérales supérieures: moindre fréquence de Los métopique basilaire; disparition de deux côtes dans la région inférieure du thorax : absence du plantaire grêle du pied et du pyramidal de Tabdomeii.
De même Féré {Société de Biologie^ 1900) a noté que les embryons de poules les plus monstrueux présentent souvent des caractères progressifs. Cette concidence de la dégénérescence avec des tendances puissamment évolutives pourrait expliquer la fréquente génialité du criminel (Lombroso, Hnmwe de (jénie^ 3^ éd.).
Tatouage. — Ottolenghi (// tatnaggio nei minorenni corrigendi. Arcliivio, XX) trouva le tatouage chez 13.4*^/0 des 1397 mineurs de nos maisons de réforme : 29 ^'^ des tatoués avaient de 3 à 5 tatouages, 16 % de 6 à 10, 10 ^/^ de 11 à 24, 0.09 de 24 à 43, la plupart à l'avant-bras, un assez grand nombre au pénis. Ils consistaient en points, croix, initiales, en inscriptions obscènes, et criminelles comme « vive les voleurs », i<. vive V anarchie », « vive la ciaha....y^, et avec la date de leurs condamnations. Le plus grand nombre des tatoués avaient de 14 à 18 ans (58 %). 75 % d'entre eux avaient déjà été condamnés pour de graves délits contre la propriété, 33 7,) pour homicide, 40 % étaient récidivistes. En
général, donc, le nombre des tatouages s'accroît avec la récidive.
Snell (Tatouage des femmes criminelles aii Hanovre. CentralUait f. Nerrenk. ii. Psych., 1898). a trouvé le tatouagf^ dans la proportion de 3.2 °/o chez 464 jeunes femmes criminelles allemandes ; ce tatouage n'avait pas de caractère spécial, et consistait en anneaux, bracelets, lettres initiales, et quelquefois dans le portrait du souteneur ou d'une amie.
Le professeur japonais Shuze a étudié récemment le tatouage chez les criminels japonais. Il l'a trouvé dans la proportion de 31 "/q; de 45 ^/„ chez les auteurs de blessures; 86% chez les meurtriers; 30 7o chez les voleurs; 14 % chez les criminels d'occasion; 18 % chez les femmes criminelles ; c'étaient le plus souvent des points, des lignes, des figures géométriques et des initiales, surtout des noms de femmes, des plantes et des animaux; plusieurs faisaient allusion au crime, d'autres au vin, aux jeux de cartes. Chez les fous non criminels, le tatouage se trouvait en proportion de 7 ^/^ et de 2 ^/g chez les folles. On voit, d'après cela, la complète concordance avec nos observations chez les races européennes. Le prof. Shuze remarque encore que jadis, de 1550 à 1600, le tatouage était très en honneur en Chine, et qu'il s'étendait quelquefois sur tout le corps {Arcli. di Psich. sur Ant. 1898).
Le Dr. Blasio [Congrès de médecine légale^, 1898) a démontré que parmi les camorristes de Naples existent des tatouages héréditaires tout à fait comme dans les totems des sauvages. Salv. Zan, par ex., voleur habile, se tit tatouer un Saint-Antoine; chaque fois qu'il se trouvait poursuivi par les gardes, il invoquait l'aide du Saint et les gardes le perdaient de vue; aussi ses fils et ses neveux ont-ils adopté le même tatouage.
Teixera Baskos {Tatouage en nos criminosos, Porto 1905) étudia le tatouage chez 1972 criminels et 512 criminelles du Portugal. Sa fréquence était de 18.3 % chez
les hommes et de 5.7 chez les femmes. 45 % étaient récidivistes; la plupart avaient de 18 à 20 ans, mais plusieurs s'étaient tatoués à l'âge de 10 à 15 ans ; 16 % étaient homicides, 13 % auteurs de viol, 24% voleurs. MiRABELLA trouva 48 o/q tatoués parmi les récidivistes de Favignana : 38 ^Iq avec dessins pornographiques ; 18 % avec dessins religieux ; 8 "^/f, avec des propos de vengeance [Aorh. di Psich., XXIV).
Hiéroglyphes. — Après avoir vu comment le criminel illettré sent instinctivement le besoin de revenir à la phase iconographique de l'écriture, nous comprenons plus aisément comment il s'est arrêté au stade de récriture hiéroglyphique qui a si universellement succédé à l'iconographie.
Ce que je trouve étrange, c'est qu'on ait si peu insisté sur ce fait cependant si fréquent parmi les criminels. 11 y a peu d'années l'on ne connaissait encore que cette carte des vagabonds découverte par Cadger (pii servait aux mendiants anglais à signaler par des hiéroglyphes les maisons à exploiter et celles à éviter.
Avé-Lallemant avait indiqué un petit nombre de signes ou 2;/)?^.e employés, spécialement, par les voleurs, les incendiaires et les vagabonds.
Ce ne fut que par hasard, et après avoir causé avec plus de mille criminels, que je pus me convaincre que l'écriture hiéroglyphique est encore en usage chez les malfaiteurs à Naples et en Sicile, oii les illettrés sont nombreux: un chat pendu signifiait vol certain, un fer à cheval un médecin; un chef-gardien est représenté par une face entière avec barbe, un sous-chef par la moitié inférieure d'une face, un gardien par la moitié supérieure; un vol en campagne, par une grappe de raisins; un vol heureux par nue étoile ou une rose, etc.
Mais dans ces derniers temps le Prof. Hans Gross {Ârch.f. KHw. Anthrop., 1900-1901) découvrit un vrai
trésor cV hiéroglyphes dans la petite ville autrichienne de Freistadt dont le maire avait recueilli à Tépoque des guerres napoléoniennes toute une série des signes en usage chez les criminels, qui grouillaient à cette époque troublée dans les petites villes de frontière.
Les plus importants de tous ces hiéroglyphes, 516 sur 1700, signalent le nom des brigands, et les signes trahissant leurs mauvais instincts; un célèbre brigand nommé Treino est représenté par une tête, une hache et une cordo, ce qui voulait diro : homme de corde et de hache;
]. Maître d'ôcolo.