‹ Le crime, causes et remèdesChapitre 20 sur 190 · PREMIERE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE

En somme, partout, on observe une certaine prcpondérance <lu crime, dans les provinces où domine la dolicocôphalie. En Erance, la dolicocéphalie a donné un plus grand nombre de révolutionnaires et de génies, et c'est parmi les dolicocéphales Oaulois et Ligures que se trouvèrent les dominateurs et les peuples plus rebelles à la conquête.

Ceci est en parfaite opposition avec ce que nous avons trouvé dans Tanthropologie du crime, selon la quelle les criminels sont presque toujours ultra-brachycéphales, observation précieuse qui nous aide à démontrer mieux que la brachycéphalie exagérée chez les criminels est un caractère saillant de dégénérescence.

8. — Cheveux blonds ci bruns. — Voulant connaître la proportion des criminels français selon la distribution des cheveux blonds et bruns (Topinard), nous avons trouvé que les assassins, •dans les départements où dominent les cheveux noirs, donnaient 12,6 '^ („ y compris la Corse, 9,2 '* '(, sans la Corse, pendant que les blonds donnaient un chilïre notablement inférieur 6,3 "^/f,.

Observons cependant que les cheveux noirs abondent surtout dans les pays chauds. Vendée, Hérault, Var, Gers, Landes^ ■Corse, Bouches-du-Rhùne, Basses-Alpes, Gironde, etc.; Tintluence du climat, par conséquent ne peut-être exclue. On peut en dire autant pour les cheveux blonds, plus fréquents dans les régions où domine le climat du nord (exception faite pour Vaucluse), Pas de Calais, Xord. Ardennes, Manche, Eure ■et Loire, départements (pii pour cela tendent à avoir un moindre nombre de crimes de sang (Planch. II et III).

En Italie la proportion du type blond dans toute Fltalie méridionale et insulaire est inférieure à la moyemie du Royaume (voir. LiKi, Arckivio d'antrop., 1894) sauf à Bénévent, oîi elle atteint la moyenne et dans la province de Fouille, Naples. Campanie, Trapani et la partie orientale de la Sicile, où elle <îst de très peu inférieure. Or, dans toute l'Italie méridionale, les crimes de sang sont inférieurs à la moyenne et dans la province de Bénévent ils donnent un chiffre, qui, tout en

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étant assez élevé, 27,1 "^ q, est cependant inférieur à celui de^^ provinces voisines. On doit en dire autant de la province de Fouille et de la partie orientale de la Sicile, Siracuse, Çatanie, qui présentent un chiffre moins élevé de criminalité (Siracuse 15, Catanie 28, Lecce ,10).

Dans ces provinces, la couleur blonde des cheveux est en rapport direct avec la race Lombarde (Benevente) et Grecque (Sicile) et pour cela avec une moindre intensité de criminalité.

Je n'ai trouvé cependant aucun rapport avec la race, dans la oasis blonde de Perouse et dans la brune oasis de Forli,. dans l'Italie centrale.

La population blonde, qui environne les Alpes, est en rapport étroit avec celle de la montagne et n'offre, comme elle, ({u'une faible criminalité; mais la cause n'est pas ici qu'orographique. Au contraire l'oasis brune de Livourne et de Lucques,. est en coïncidence, pour tous les crimes, même pour ceux de sang, avec la plus grande criminalité en comparaison des pays voisins de la Toscane. Or, comme ici la couleur detr cheveux est parallèle à une spéciale dolicocéphalie, sans être expliquable par aucune cause orographique, il me semble qu'elle nous donne une preuve nouvelle: de l' influence ethnique sur. les crimes de sang.

Quant aux délits contre la propriété, il n'y a pas de correspondance évidente : la province, p. ex., de Trevise, où. leshabitants sont très blonds, donne le maximum de criminalité et Ferrare où ils sont très bruns marche presque de pair avec elle.

9. — Juifs. — L'influence de la race sur la criminalité apparaît dans toute son évidence dans l'étude des Juifs et des Bohémiens mais pour chacun d'eux dans un sens bien opposé.

La statistique aurait démonti'é chez les Juifs de certains pays une criminalité inférieure à celle de leur concitoyens catholiques fait d'autant plus remarquable que, étant donnée la profession qu' ils exercent de préférence, ils devraient êti'c comparés non plus à la population en général, mais aux com-

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