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Le minimum des vols sur les grands chemins est donné par la Vénitie et la Lombardie (riches) et par les Marches- Umbrie (pauvres) ; la moyenne par la Toscane, l'Emilie, le Napolitain et le Piémont-Ligurie. La Sardaigne, la Sicile, qui sont pauvres, et le Latium riche, en donnent les proportions les plus élevées. — On voit combien grandes sont ici les contradictions.
3. — Désoccuppés. — On serait tenté de croir, tout d'abord, que la désoccupatiou exerce une influence sensible sur la criminalité; elle a cependant peu d'importance. Dans le South- Wales, l'influence du chômage (Coghlan, o. c.) sur la criminalité des ouvriers est presque nulle.
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Wright (dans son livre The relations of économie condiiions to the causes of crime, Philadelphie, 1891), prétend que dans les dépressions industrielles tous les crimes augmentent; mais il n'en donne pas la preuve.
Et quand il dit que sur 220 condamnés du Massachusset, 147 étaient sans travail régulier et que 68 ^/q des criminels n'avaient pas d'occupation, il ne fait qu'attester que les criminels n'aiment pas le travail, ce qui est un fait très connu.
Aux Etats-Unis, 82 °/q des meurtriers sur lesquels ont a pu avoir ce renseignement, étaient occupés quand ils commirent leur crime et 18 ^/q seulement jetaient sans travail. (Bosco, L'omicidio negli Stati Uniti d' America^ 1895).
Il semble donc que la désoccupation ne soit pas une cause prévalente de crimes sanguinaires (1) ; ce qui ne contrecUt cependant pas le fait, que la plupart des criminels n'ont presque jamais un métier stable; ils ne l'ont pas parce qu'ils ne l'eurent jamais et ne veulent pas l'avoir, tandis que les désoccupés l'avaient et le perdirent pour des circonstances indépendantes de leur volonté, ou presque: si l'on en excepte les grèves.
4. — Journées de salaire. — On amve certainement à un critérium plus exact sur cette question en se basant sur les jom'uées de salaire équivalentes au prix annuel des aliments d'un individu, ce qui du reste se rapproche beaucoup de l'étude que nous avons déjà faite sur l'alimentation (V. Tableau) (2).
(1) Cfr. FoRNASARi Di Verce, œuvr. cité., chap. 32-83, 44-48.
(2) Les comparaisons de la criminalité internationale exposées dans ce tableau doivent être accueillies avec une certaine réserve à cause des diverses conditions morales et législatives des différents pays : cela est à noter, nous observe Bodio, spécialement pour les crimes contre les bonnes mœurs. Un fait important, cependant, c'est que pour les homicides, les chiffres des dernières statistiques (L. Bodio, Sul movimento délia delinqueûxa nel 1893, pag. 51) n'en changent pas la gradation, sauf que l'Angleterre passe au pi'emier rang et 1' Ecosse au second.
Note. — La colonne 1 est extraite de Mulhall's, Dictionary ofsta-
tistics (rapporté dans Coghlan's, TheWealth and Progress of New
South Wales, Sydney, 1893). Les colonnes 2-5 sont calculées sur
les données (rapportées à pag. xli-xlviii du Movimento délia de-
linquenxa secoiidole statistiche degli nnni 1873-83, Roma, 1886).
publiées par la Direction générale de la Statistique Italienne.
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