PREMIERE PARTIE
mière se seutit attirée vers celui-ci, lorsque, étant en prison, sa rivale lui en raconta les exploits ; la seconde, née de famille noble, était déjà perdue à 14 ans; à 15 ans, elle avait commis les délits de vols sur les grands chemins de complicité avec Rossignol. — A Turin une certaine Camburzano, se livra à un voleur, encore impubère, on l'enferma dans une maison de correction; elle s'en échappa et le même jour elle se lia avec le sicaire Tomo, dont elle devint la complice et l'instigatrice dans de féroces meurtres par mandat.
Hérédité atavique de la famille Juke. — Mais la preuve la plus ft-appante de 1' hérédité du crime et de ses rapports avec les maladies mentales et avec la prostitution nous est fournie par la belle étude que vient de faire Dugdale sur la famille Juke (1), dont le nom est devenu en Amérique synonime de criminel.
La souche de cette déplorable famille, fut Ada Yalkes née en 1740, voleuse, ivrogne, et Max Juke, chasseur, pêcheur et coureur de femmes, né en 1720 ; il devint aveugle dans sa vieillesse et eut une nombreuse descendance légitime (540 individus) et illégitime (169). Toutes les diramations de cette descendance n'ont pu être suivies jusqu'à nos jours, mais on a celle de 5 Mes, dont 3 s'étaient prostituées avant de se marier ; et celle de quelques branches collatérales, pendant 7 générations. — î^ous les résumerons dans ce tableau:
(1) Thirtieth aiinual report of the executive committee of the Prison Association of New- York, with. accompanying documents, for the year 1874. — Transmitted to the législature april 9, 1875. — Albany : Weed, Parsons and company, printers, 1875.