Id. t. IV, p
. « Quid portendat prodigium » — ex. de consultation, Tite-Live 1, 55 et 56.
haruspices toscans, et cela, sans doute, dès l’origine. Mais ils ne formaient pas, à Rome, un collège sacerdotal. Bien que tous les grands personnages aient eu recours à eux’, ils étaient quelque peu méprisés. Cicéron considère comme indigne l’admission d’un haruspice au Sénat?. Ils ne constituaient, en somme, qu’une aristocratie au-dessus de la foule des devins de bas étage : haruspices de carrefour, haruspices vicani. Sous Claude, la corporation fut transformée en ordre officiels.
En dehors des pratiques divinatoires des haruspices, les Romains, dès les premiers siècles, eurent très souvent recours aux oracles sibyllins « ces oracles des destins de Rome ». Ce fut Tarquin le Superbe qui, paraît-il, les emprunta à Cumesÿ. On recourut à ces livres dans toutes les circonstances importantesf; on y cherchait des conseils et des secours dans les grandes calamités, lorsque les cérémonies ordinaires du culte ne suffisaient pas pour apaiser le courroux des dieux. Mais ces livres ordonnaïent souvent de réclamer l'assistance de divinités inconnues aux Romains ou qui devaient être honorées selon des rites
étrangers à la religion romaine’. Dès lors, la vieille religion fut déjà modifiée par l’adoption du culte d’un grand nombre de dieux grecs et asiatiques et par des cérémonies nouvelles accomplies tantôt romano rilu, tantôt graeco
ritu8, Mais cependant le temps n’est pas encore venu où
1. Sulla avait son haruspice attitré : C. Postumius — César : Spurina, qu’il élève au rang de sénateur (Cic. Div. 1, 83 — I, 52). Bouché-Leclercq, op. cit. T. IV, p. 110, note 3. On trouve des haruspices dans le camp de Cn. Manlius en 480 (Dion, IX, 6) — de Sempronius Graccus en 212 (Liv. XXV, 16), de M. Marcellus en 208 (Liv. XXVII, 26) et (Pline, XI, LXXIII, 1 de O.Fabius Maximius en 209 (Liv. XXVII, 16).