‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 103 sur 227 · Voir Huvelin, op. cit., p. 35 sq · texte numérisé non relu

Voir Huvelin, op. cit., p. 35 sq

re -. LE MOYEN MAGIQUE. . 2107

: des mots presque impossibles à ‘prononcer, car ils étaient, - pour la plupart, empruntés aux dialectes barbares, surtout aux dialectes orientaux!. D'autre part, on peut lire, sur

ces tablettes, le nom du dieu ou du démon invoqué, et dont - la silhouette est parfois dessinée?. Enfin, le rédacteur de la tablette indique généralement aux numina le résultat magique qu'il désire obtenir#, Alors, les lames roulées ou pliées et scellées de clous d’airain, emblème de la necessilas, étaient glissées dans les tombeaux.

Avec de telles précautions, la solutio de la labula defixionis

n'était pas si aisée que celle de la devotio orale. Il fallait neutraliser la force surnaturelle de l'écriture, et, pour cela, déclouer et détruire les tablettes si elles étaient placées dans un lieu accessible, rédiger un nouveau titre lorsque le premier était placé dans un tombeau.

Chez les poètes et les historiens, on trouve de nombreux exemples de devotio5. On sait que les devoliones écrites eurent leur part dans les procès de Magie, et que le droit romain s’en préoccupaf.

Nous mentionnons, à titre d’ exemple, : une tablette magique, citée par MM. Cagnat et Chapot? et dont la reproduction exacte se trouve dans Audollent$.

1. Cagnat, « La sorcellerie et les sorciers à Rome », An. du Musée Guimet, 1903-1904, tome XV.

- 2. Audollent, op. cit., tablette 246, au milieu figure une image de Mercure.

3. Huvelin, op. cit., p. 30 et cf., supra, ch. V, « Meurtre magique par

-defitio ».

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