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Fossey, op. cit, chap. VIII, p

LE MOYEN MAGIQUE 1h17

Mais, à peu près chez tous les peuples, on voit très souvent les nœuds jouer un rôle en médecine. En Assyrie, ils étaient prescrits comme remède contre le mal de tête ou les maux d’yeux.. « Des cordes de laine rouge éclatantes.. contre l’abarrikanu de ses yeux, à droite lie-les! »… « Les Assyriens, dit M. Fossey?, semblent avoir demandé au nœud une guérison totale. Ils imaginaient que, par un contact plus ou moins prolongé avec la partie malade, le hen s’imprégnait du mal et l’emportait avec lui: la destruction du lien, coupé et jeté dans le carrefour, avait alors pour effet assuré le rétablissement du malade. « Lie sa tête... au soir coupe {le lien) jette-le dans le carrefour, et que son mal de tête soit enlevéÿ. »

À Rome, on avait grande confiance dans le « nœud d’Hercule » nodus Herculeus où Herculaneus{ fait de deux boucles dont l’une passe en dessus, l’autre en dessous des prolongements du cordon.

« Il est étonnant, dit Plineÿ, combien les blessures guérissent plus promptement lorsqu'on attache l'appareil avec le nœud d’Hercule : on dit même qu’une ceinture attachée avec ce nœud et portée tous les jours à une certaine utilité, qui est due à Hercule, inventeur de ce nœud. »

D’ailleurs,en Italie comme en Grèce, Hercule passait pour le dieu qui écarte les maladies et tous les autres maux. Chez les Romains les nouvelles mariées portaient en ceinture un cordon de laine attaché par le nœud d’Hercule, que le mari devait délier sur le lit nuptial : on y voulait voir un présage de féconditéf.

$S5. —— Le Nombre Magique.

Le nombre jour un rôle important dans toutes les opé-

TAN AN SK. UT: n°\il, coll. -I1, 45-53.

Locncit, p.184 TARA ER, b719-22" Art. de Saglic,Nodus au Dict.de Dar.el Saalio, 4, 17e partie. V. la figure de ce nœud, fig. 5 323, p. 87. ; |

5. H.N., XXVII, xvu, 5: Vulnera nodo Herculis praeligare mirum quan: tum ocyor medicina est. » ;

6. Art. de Saglio, au Dict. de Dar et Saglio, Nodus, 4, 1e partie, p.88 sa.

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118 LE CRIME DE MAGIE El LE DROIT ROMAIN

rations magiques, surtout le nombre 3 et le nombre 91.

thibulié SET 90)

« Ter cane. ter dictis despue carminibus »

Virgile, Bucol, Egl. VIII, 73 à 75 : « Je commence par entourer ton image de trois bandulettes de trois couleurs différentes et je la promène trois fois autour de cet autel: le nombre impair plaît à la divinité. »

« Terna tibi haec primum triplici diversa colore

Licia circumdo, lerque haec altaria circum

Effigiem duco : numero Deus impare gcu lei. »

Ovide, Met., VII, 189-191. Médée tourne trois fais sur elle-même, troi: feis elle puise dans un fleuve de l’eau qu'elle répand sur sa chevelure, trois fois elle pousse un cri strident,

« Ter se convertit, ter sumpiis flumine crinem

Inoravit aquis lernisque ululaïibus ora

Soluit... »

Id., VII, 261, puritication d’Eson.

« Terque senem flamma, ter aqua, ter sulr hure lustral ».

Id., VII, 274. Elle emploie le bec et la tête d’une corneille vieille de neuf siècles :

‘ « Ora capuionue norem cornicis saecula passae ».

Id., X, 452, 53. Trois fois Myrrha, ayant buté du pied, est invitée par ce présage à revenir en arrière, t'ois fois le. funèbre hibou a fait entendre, pour l'avertir, son cri lugubre :

« Ter pedis offensi signo est renocata, ler omen Funerens bubo letali carmine fecit. »

Fd., XIII, 952: x

| « Et purganie nefas novies mihi carmine dicto ».

Id., XIV 58. Circé compose un chant magique que sa bouche murmure trois fois, neuf fois :

« Ter noviens carmen magico demurmurat ore ».

Id., XIV, 387 : Trois fois elle touche le jeune homme de sa baguetteet elle prononce trois incantations .

« Ter juvenem baculo letigit, tria carmina dixil. »

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