‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 115 sur 227 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Ce chapitre, destiné, en quelque sorte, à illustrer cette première partie au moyen d'exemples empruntés à l’histoire, montre que les rois des premiers siècles de Rome, aussi bien que les princes du Bas-Empire, ont pratiqué les arts magiques, comme source de renseignements personnels. Les empereurs surtout s’entourent d’astrologues, qui recherchent leurs thèmes généthliaques, leur donnent la clef de leur destinée et les aident souvent à s’en rendre maîtres par la confiance qu’ils mettent en leur esprit. Mais, tout en ayant volontiers recours à la Magie, les empereurs la proscrivaient sévèrement. Avant, précisément, une grande foi en la science des astres, ils craignaient que leurs ennemis, s'ils venaient à connaître leur horoscope, ne s’en servissent pour attenter à leurs jours. Aussi le crime de Magie se confondit-il souvent avec le crime de lèsemajesté, surtout lorsqu'on était coupable d’avoir consulté au sujet de la vie du prince, ou sur une question d'intérêt général.

Ce chapitre comprendra aussi des cas de divination spéciale : superstitions, sacrifices sanglants, dévouements aux dieux infernaux, oracles, expiation des foudres.

Les rois de Rome, les Empereurs et la Magie.

Au Ier siècle de Rome. — Le Roi Numa pratiqua l’art d’attirer la foudre’ ainsi que « l’expiation » pour la détourner?,

1. Plutarque : Numa, Pline II, LIV, 1, dit que, d’après le1®livre des Annales de Pison, ce roi pratiqua souvent la descente des foudres, obtenue au moyen de certains rites et de certaines invocations.

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