‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 12 sur 227 · Marquardt, Culle, I · texte numérisé non relu

Marquardt, Culle, I

8. Marquardt, id. : dieux nouveaux : Apollon, Artémis, Latone,Cérès, Dis, Proserpina, Cybèle ou Mater Magna, Vénus, Esculape,

Le ritus romanus lui-même, n'était qu’un ensemble de cérémonies

DIVINATION ÉT MAGIÉ 15

les dieux et les rites nouveaux, se rapprochant de la Magie, seront un danger pour la religion. Ainsi lorsque, en 550- 204 la Maler Magna de Pessinonte sera accueillie à Rome, on supprimera dans ce culte de la première déesse asiatique reçue officiellement, ce qu’il y aura de trop choquant pour les mœurs romaines!. Toutefois le Dis Pater, Proserpine, Hécate, sont honorés à titre de « dieux infernaux » et on leur immole des animaux de couleur noire?.

En ce qui concerne les oracles, les Romains en furent dépourvus et consultèrent les oracles étrangers. Tarquin le Superbe fut le premier qui résolut de consulter l’oracle de Delphes®. Ce fut, dit-on, l’effrayant prodige « d’un serpent sorti d’une colonne de bois et qui semait la terreur dans le palais » qui lui fit prendre cette détermination, car « pour les prodiges publics, il se contentait des devins d’Etruriet ». Mais l'Etat romain n'eut pas souvent recours à cet oracle, et il exigeait des particuliers la même réserve’, car, si la Divination eut toujours, en Grèce, pleine liberté, elle fut soumie, à Rome, au joug des prescriptions légales6.

Cependant, les Romains avaient, pour leur tenir lieu d’oracles, les sortes dont ils firent des oracles véritables, avec cette différence toutefois que, « dans la divination par les sorts, la parole est écrite, ou le hasard l’écrit avec des lettres mises à sa disposition, et la spontanéité de l’être parlant est remplacée par une agitation mécanique? ». Les principaux des sorts ayant joué un rôle dans la divi-

‘nation italique, furent les sorts de Caere, vieille cité pélasgique (Agylla) , et de Faléries, ville demi-sabine. Les “sorts de Caere parlèrent spontanément en 536/218 et, l’année suivante, à Faléries, au moment où Hannibal :

italiques, d'origine étrusque, latine, sabine et albaine. Dans l'antiquité, on se contentait de distinguer les deux rites comme deux branches de l’administration religieuse : Marquardt, op. cit., p. 225-27.

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