‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 13 sur 227 · Id., p · texte numérisé non relu

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approchait de Trasimènet. L’oracle de la Fortune, de Préneste, eut une grande vogue. Préneste était une ville rivale de Rome, appartenant aux Pélasges, et longtemps. l'Etat empêcha les Romains d’aller consultr cet oracle. Lorsque, notamment, le consul Lutatius Cerco, en 513 /241, voulut se rendre à Préneste, le Sénat le lui interdit, par une décision, portant « qu’il fallait administrer la République sous les auspices nationaux et non pas sous des auspices étrangers? ». Mais, lors de la deuxième guerre Punique, le Sénat changea d’avis, et permit aux Romains d’aller sacrifier à Prénesteÿ. Pendant la période de scepticisme qui précéda l’ère chrétienne, la renommée de cet oracle déclina sous l'influence des attaques des philosophes. Mais avec l’Empire, sa vogue redoubla. Tibère essaya vainement de confisquer les sorts de Preneste, craignant que l’on ne posât, à la Fortune, des questions indiscrètes sur son compte. Domitien consulta cet oracle durant, tout son règne, mais la dernière année il ne lui annonça qu'un sort déplorable et parla de sang5. Alexandre Sévère eut, de la Fortune, une réponse en vers virgiliensf. Les sorts d’Antium, oracle rival de Préneste, connurent aussi la vogue. Le couple des deux Fortunes sœurs les présidait. Caligula reçut d’elles un avertissement : « Lessorts d’Antium l’avertirent de se défier de Cassius; et, là-dessus, il ordonna de faire périr Cassius Longinus, proconsul d’Asie, oubliant que Chéréas s'appelait aussi Cassius’ ». La fontaine Aponine, ou fontaine de Géryon, près de Patavium, et le fleuve Clitumnus, voilà les deux oracles hydromantiques qui complétaient les sorts italiquesÿ. Il s'agissait là, bien entendu, d’hydromancie ordinaire, qui n’était

1. Id,, p. 146-147 et Tite-Live, XXII, 1 : « Les sorts d'eux-mêmes s'étaient rapetissés et l’un d’eux, qui était tombé, présentait ces mots : Le dieu Mars agite sa lance. »

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