‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 122 sur 227 · Suét., Vespasien, VIT · texte numérisé non relu

Suét., Vespasien, VIT

11. Tac., Hist., Il, 78 : « Seleucum quemdam mathemiticorum reciorem el praescium palam habuerit. » c

jeux sacrés à Ephèse, sur la recommandation de Babillus!. Enfin il eut toujours la plus grande confiance en son horoscope et en celui de ses enfants?

Titus avait été élevé à la cour avec Britannicus. Or, Narcisse ayant fait venir un devin pour tirer l’horoscope de celui-ci, le devin prédit que Titus serait certainement élevé à l’empire?. Une fois empereur, il savait, à l’occasion, interpréter l’horoscope des autres; ainsi fit-1] pour deux conjurés à qui il annonça un péril futur, mais cette science ne fit pas échec à son habituelle clémence. Son frère Domitien, au contraire, recherchait de toutes les façons le jour et l'heure de la naissance des principaux citoyens, et en fit périr un grand nombre, l’astrologie étant une arme souple pour ses mains criminelles5. Il aurait même tué Nerva, sans la bonne volonté d’un astrologue, qui lui dit que Nerva mourrait sous peu. Il envoya à la mort l’astrologue Ascletrarion qui lui avait révélé sa fin selon son art, et, le jour même où il périt, un haruspice, venu de Germanie, lui prédisant une révolution, subit le même sorts.

Au ue siècle, Hadrien, encore particulier, reçut la première prédiction de l’empire, très nette et très lisible, sur les feuilles d’une branche de laurier trempée dans la fontaine castalienne d’Antioche; ce qui fut cause qu’étant empereur, 1l fit incessamment boucher cette fontaine, de peur que quelqu'un qui aurait trop hâte de lui succéder ne s’y allât munir d’une pareille prédiction’.

Sous Marc-Aurèle, pendant la guerre contre les Germains, on eut recours au mage égyptien, Arnuphis, qui était avec le prince, pour amener la pluie par ses enchantementss£.

Lorsque Elagabal voulut, plus tard, faire la guerre aux

Dion Cassius, LXVI, 9, Suét., Vespasien, XXV.

Suét., Titus, II.

Id., IX : e cognilus ulriusque genitura ».

Dion Cassius, LXVII, 15-4. Id.

Suét. Domitien, XV et XVi.

D'après Nicephore, 1. X, 29, cité par Bouché-Leclercq, Hist. de La Div, p. 330 : « l’état d'équilibre instable du pouvoir fait que les empereurs, se sentant entourés de convoitises ardentes, sont toujours prêts à frapper ceux qui menacent leur sécarité. Une parole d’un devin pouvait suggérer des complots ».

8. Dion Cassius LXXI, 8; mais Dion Cassius ajoute: l’histoire ne rapporte pas que M. Antoine se complut au commerce et aux enchantements des mages.

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