‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 123 sur 227 · SAC LE ER PB C EE · texte numérisé non relu

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Marcomans, contre lesquels Marc-Aurèle avait obtenu de brillants avantages, on lui dit que ce prince avait réussi, avec l’aide des Chaldéens et des magiciens, à faire de ces peuples des amis éternellement dévoués aux Romains, et qu’il le devait à des enchantements et à une consécration religieuse : carminibus el consecratione!. Lui-même, bien qu'il persécutât les prophètes?, consulta les Chaldéens au sujet de sa femme Faustine, et, suivant leurs prescriptions, opéra un véritable sacrifice magiques. Son fils, Commode, aurait, dit-on, souillé les mystères perses par un homicide véritablet; et si, quant aux procès sous son règne, nous sommes réduits aux conjectures, nous savons qu'il intenta de nombreux procès aux hommes et aux femmes, accusations « qui ne laissaient pas d’être remplies d’épouvante et de menaces », faisant mettre à mort les uns, vendant la vie aux autres au prix de leurs biensÿ.

Au moment où Sévère marcha sur Rome, Didius Juhanus tua quantité d’enfants pour servir à des sacrifices magiques, dans l’espoir qu’il pourrait détourner les menaces de l’avenir, s’il parvenait à le connaître d’avancef.

ie siècle. — Septime Sévère était très expert en astrologie. Légat de la Lugdunaise, il étudiait les génitures des filles à marier. Ayant appris qu'il y en avait une en Syrie, dont la géniture portait qu’elle épouserait un roi, il la demanda en mariage, c'était Julia, et il l’obtint par l’en-

i. Larupride, Hist. Aug., Heliogabale, IX.

2. Ulpien, Coll., XV, n1,9 :« Le divin M. Aurèlerelégua dans l’île de Syros, cet homme qui prophétisait durant la révolte d’Avidius Cassius et avait fait de nombreuses révélations qu’il attribuait à l'inspiration divine.

3. Capitolin, Hist. Aug. M. Anion., Phil, 19: « Faustine, femme de M. Aurèle, ayant vu un jour passer des gladiateurs, conçut pour l’un deux le plus violent amour, et cette passion l’ayant rendue longtemps malade, elle en fit l’aveu à son époux. Des Chaldéens que M. Aurèle consulta, dirent qu'il fallait, après avoir tué ce gladiateur, que Faustine se baignât dans son sang et s’unit ensuite à son mari. Ce conseil ayant été suivi, l'amour de l’impératrice s’éteignit, mais elle mit au monde Commode ».

4. Lampride, Hist. Aug. :« Sacra Mithriaca homicidio vero polluit cum illic aiiquid ad speciem timoris vel dici vel fingi soleat. »

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