‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 128 sur 227 · bid., loc. cit · texte numérisé non relu

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D. Jbid.. loc. cit : « Cave ne quando de statu reipublicae vel de vita Romani imperaloris aliquid interroganti respondeas. » Néanmoin; le prêtre ne doit pas s’emporter et répondre sévèrement à ces questions indiscrètes : : Quare quicumque aliquid de imperalore quasiverit, nolo eum truci ac severa responstone conturbes, sed ei docili sermone persuade, quod nullus possit de vita principis aliquid invenire. »

6. Lenain de Tillemont, 0p. cit., l'Empereur Constantin, art. XXI, citant Eusèbe, Hist. eccl., VIII, 14, %: IX, 9. Cf. Marquardt, op. eil, p. 127, note ï.

4 Amim. Marcell.. XXT 1, année de 1.-C., 360.

LEs RoÏïS DE ROME, LES EMPEREURS ET LA MAGIF 131

livra avec enthousiasme à l’art des augures et des haruspices!, sacrifiant quelquefois jusqu'à cent bœufs ensemble, et une variété sans nombre de menu bétail. ainsi que des myriades d'oiseaux blancs. Les autels étaient littéralement inondés du sang des victimes. Sous son règne, la divination mit en œuvre le vol, le chant des oiseaux, toute espèce de modes d'interroger le sort?.

Malgré la sévérité des lois de Valens, certaines cérémonies qui avaient été, autrefois, l’occasion des plus grands désordres, se continuèrent sous son règne. « On vit ceux qui étaient initiés aux mystères de Bacchus se couvrir de leurs peaux de chèvres, courir de tous côtés comme des furieux, mettre des chiens en pièces, et faire toutes les autres extravagances que leur pouvait apprendre celui dont ils étaient les adorateurs et les discipless. »

Il faut, d’ailleurs, se rendre à l'évidence, et constater qu'en dépit des efforts sincères de ces derniers empereurs, il y avait bien, à cette époque, une recrudescence de la Magie. L’affirmation de Zosime le prouve quant à l’astrologie, à l’époque où Théodose fut venu demeurer à Constantinople (c’est-à-dire en 380-81). Il dit qu’on ne pouvait sans péril, ni croire qu'il y eût des dieux, ni seulement regarder le ciel’et adorer les astres qui y brillent#. Onze ans plus tard, à Rome, de 391 à 394, pendant l’usurpation d’Arbogaste et d’'Eugène, les païens se livrèrent à nouveau à la divination et à la magie, dans l’espoir de conmaître Vlavenir. Sozomèneÿ nous apprend qu’'Eugène espérait conserver le pouvoir, poussé par les prédictions de certains hommes qui prétendaient dévoiler les événements futurs par l'inspection des entrailles et l'observation des astres...Parmi ces devins ou magiciens, se trouvaient des personnages de haut rang, tels que Flavianus, préfet du

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