‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 139 sur 227 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

2 Id. loc. cit.

. Dict. de Dar. et Saglio, p. 519 : « Injuria ».

8. Cependant, S A Phuyant sur Horace, Epit., II, 1, 154, Cuq. pense que

la peine pécuniaire de 25 as était originairement, accompagnée d'une peine

Massonneau. 1Q

Premier délit :

a) Occentatio' réprimé par la loi des XII Tables. C’est une chanson destinée à tourner quelqu'un en ridicule?. Elle aurait été, d’après l’auteur, une des trois formes principales de la Contumelia : injure portant atteinte à l'honneur; les deux autres étant : les propos offensants, maledicta, et les voies de fait.

b) Le carmen condilum“, ou poème satirique. Bien que se rattachant à l’occentalio, il n'aurait été puni que plus tard, car Cuq admet que l’extension de l’action d’injures a été parallèle au développement de la civilisations, « tel fait qui était indifférent aux Romains de l’époque antique, paraissait blessant à ceux de la fin de la République et de l’Empire » Il en est du convicium comme du carmen

conditum$.

Deuxième délit : .

Les carmina’, ou formules solennelles, par lesquelles les Pythagoriciens exprimaient leurs règles. C’étaient là des formules obscures, pour qui n’était pas initié. L'usage de ces carmina se répandit à Rome. Aussi les rédacteurs de la Loi des XII Tables édictèrent-ils une peine contre ceux qui composaient malum carmen, c’est-à-dire : une formule magique de nature à porter préjudice à autrui.

Mommsent, lui aussi, ne verra de véritable sortilegè ou charme magique, que dans le texte relatif aux moissons. « La Loi des XII Tables punit déjà le mauvais charme au moins par rapport au vol de moisson, venenum®. La peine

corporelle. Dans la suite, l’édit du prêteur remplaça la peine fixe de 25 as par une peine laissée à l’appréciation du juge. Sous l’Empire, on fait grâce, dans ce cas, de la peine corporelle édictée par les XII Tables (voir, « Injuria », loc. cit., supra).

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