Op. cit., p
2 Id. loc. cit.
. Dict. de Dar. et Saglio, p. 519 : « Injuria ».
8. Cependant, S A Phuyant sur Horace, Epit., II, 1, 154, Cuq. pense que
la peine pécuniaire de 25 as était originairement, accompagnée d'une peine
Massonneau. 1Q
Premier délit :
a) Occentatio' réprimé par la loi des XII Tables. C’est une chanson destinée à tourner quelqu'un en ridicule?. Elle aurait été, d’après l’auteur, une des trois formes principales de la Contumelia : injure portant atteinte à l'honneur; les deux autres étant : les propos offensants, maledicta, et les voies de fait.
b) Le carmen condilum“, ou poème satirique. Bien que se rattachant à l’occentalio, il n'aurait été puni que plus tard, car Cuq admet que l’extension de l’action d’injures a été parallèle au développement de la civilisations, « tel fait qui était indifférent aux Romains de l’époque antique, paraissait blessant à ceux de la fin de la République et de l’Empire » Il en est du convicium comme du carmen
conditum$.
Deuxième délit : .
Les carmina’, ou formules solennelles, par lesquelles les Pythagoriciens exprimaient leurs règles. C’étaient là des formules obscures, pour qui n’était pas initié. L'usage de ces carmina se répandit à Rome. Aussi les rédacteurs de la Loi des XII Tables édictèrent-ils une peine contre ceux qui composaient malum carmen, c’est-à-dire : une formule magique de nature à porter préjudice à autrui.
Mommsent, lui aussi, ne verra de véritable sortilegè ou charme magique, que dans le texte relatif aux moissons. « La Loi des XII Tables punit déjà le mauvais charme au moins par rapport au vol de moisson, venenum®. La peine
corporelle. Dans la suite, l’édit du prêteur remplaça la peine fixe de 25 as par une peine laissée à l’appréciation du juge. Sous l’Empire, on fait grâce, dans ce cas, de la peine corporelle édictée par les XII Tables (voir, « Injuria », loc. cit., supra).